Le Trust Fund for Excellence in Sports (TFES) et le ministère de la Jeunesse et des Sports ont décidé de revoir le mode fonctionnement des bourses de perfectionnement attribuées aux athlètes de haut niveau. Désormais, ce sont des bourses d’excellence qui seront offertes à un groupe d’athlètes susceptibles de réaliser de grosses performances lors des Jeux olympiques de Rio au Brésil. Les premières consultations ont déjà été enclenchées auprès de certaines fédérations afin de cibler les athlètes capables justement d’atteindre le très haut niveau.
Le dernier mauricien à avoir figuré dans une finale olympique remonte à 2004 aux Jeux d’Athènes en Grèce. Stephan Buckland avait alors terminé à la 6e place au 200m (20:24). Quatre ans plus tard, le boxeur Bruno Julie décrochait l’unique médaille olympique mauricienne (bronze), lors des Jeux de 2008, à Pékin en Chine, après une demi-finale perdue. Huit ans après, le TFES et le MJS ont décidé de placer la barre très haute et d’avoir, à nouveau, des athlètes capables de briller au plus haut niveau de l’élite mondiale.
L’objectif est d’abord de cibler, avec l’aide des fédérations, les athlètes de ce niveau et leur offrir ensuite l’encadrement nécessaire pour parvenir à ce résultat. C’est la réflexion dégagée récemment par le comité mis en place, il y a deux ans et demi, pour se pencher sur l’élaboration des bourses de perfectionnement. Un comité composé des membres du trust et de personnes du MJS et qui a travaillé pendant deux mois sur les nouvelles bourses d’excellence. Des discussions ont même été engagées auprès de certaines fédérations, afin d’avoir une idée du coût qu’engendrerait la préparation d’un athlète de très haut niveau. « Après discussions, nous nous sommes rendu compte qu’il n’y a pas forcément une préparation spéciale à cela », a expliqué Michael Glover.  
Du coup, une décision a été prise pour revoir le mode de fonctionnement des bourses de perfectionnement qui étaient allouées aux athlètes (entre 22 et 24) au cours de ces deux dernières années. « Il y aura désormais des bourses d’excellence, afin de créer une nouvelle motivation auprès des athlètes et les aider à atteindre le très haut niveau comme l’ont fait par le passé Bruno Julie, Stephan Buckland et Eric Milazar », a-t-il souligné. Selon Michael Glover, un premier chiffre est tombé après des consultations avec les fédérations contactées. La préparation d’un athlète de niveau excellence dans des conditions professionnelles coûtera entre Rs 650 000 et Rs 700 000. « L’objectif de cette bourse sera d’obtenir quelque chose de positif à Rio. C’est pour cela que nous ciblons un petit groupe. Il est grand temps de donner un coup de fouet à ce que c’est l’approche du très haut niveau. »
Michael Glover a précisé que ceux retenus se prépareront dans des conditions très professionnelles jusqu’aux Jeux olympiques. « Ils s’entraîneront à la raison de deux fois par jour. Ils auront un salaire, se déplaceront régulièrement à l’étranger pour participer à des stages et compétitions.  Ils auront un suivi médical complet et régulier, et seront également pris en charge dans leurs études ou formations professionnelles », a-t-il expliqué. Pour soutenir ce projet fort ambitieux, le TFES a contacté des entreprises du secteur privé. « Nous avons été agréablement surpris de constater que des firmes cherchaient déjà à soutenir un projet semblable. Nous avons une ou deux firmes qui sont mêmes disposées à aider »
Les fédérations devaient elles soumettre des noms à vendredi, pour être ratifiés cette semaine par le comité TFES-MJS. Au total, ils devraient être entre quatre à six élus, mais tout dépendra des dossiers soumis, a souligné Michael Glover. « Je précise que le trust n’est pas un donateur de chèques. Car nous exigeons auprès des fédérations un programme de travail bien établi sur toute une année. Nous discutons et conseillons les fédérations dans certains choix. Je dirai que le trust est un collaborateur spécial des fédérations. C’est l’image que nous voulons projeter », a-t-il fait ressortir.
Michael Glover a ajouté que le projet a déjà été discuté et a obtenu le feu vert du ministre de la Jeunesse et des Sports, Devanand Ritoo. Idem pour ce qui est de la deuxième série de bourses qui sera attribuée aux athlètes préparant les Jeux des Iles de l’océan Indien de l’année prochaine, à l’île de La Réunion. Dans ce cas précis, le CEO du TFES a indiqué que seuls les potentiels médaillés d’or seront concernés, cela afin de rechercher la qualité et viser, une fois de plus, le haut niveau.
Ceux retenus pour les bourses « Jeux des Iles » bénéficieront des facilités d’entraînements et qui plus est, le TFES se chargera de discuter avec leurs emplyeurs et autres responsables d’établissement scolaire, afin que les athlètes puissent s’entraîner pleinement à la raison de deux fois par jour comme le font déjà des nageurs, des badistes et autres athlètes. « Les structures du trust permet aujourd’hui d’avoir de très bons résultats dans les disciplines où nous sommes présents. Nous avons des athlètes qui sont avec nous depuis quatre ans et avec lesquels nous effectuons un suivi régulier. Ce qui explique notre progression », a conclu Michael Glover.