• Le petit garçon admis dans des conditions pénibles à l’hôpital; ses parents souhaitent poursuivre ses traitements dans une clinique privée

C’est un véritable calvaire que vit le petit Shad Beekharry (un an et demi) à l’hôpital Jeetoo, où il a été admis il y a 12 jours après avoir fait une chute dans les escaliers. Ayant subi de sévères fractures, le petit garçon a depuis les jambes plâtrées. Ses parents, de leur côté, déplorent « l’indifférence » du personnel soignant de l’hôpital et en appellent à la solidarité des Mauriciens pour pouvoir faire admettre leur fils dans une clinique privée.

Les faits remontent au 28 octobre dernier. Selon le père de l’enfant, Shad jouait avec ses grandsparents à la maison lorsque, à un certain moment, les grands-parents ont été distraits. Le petit Shad en a alors profité pour aller « jouer dans les escaliers ». 

Quelques secondes plus tard, l’enfant est tombé. Résultat : deux jambes fracturées. Admis d’urgence à l’hôpital, un médecin devait annoncer aux parents que le petit garçon devra être opéré. Le lendemain cependant, c’est un autre son de cloche : un spécialiste approche les parents pour leur annoncer qu’il peut « tenter de repositionner » les os de Shad sans avoir recours à la chirurgie. « Nous avons accepté la proposition du médecin. Shad s’est retrouvé avec les deux jambes dans le plâtre et suspendues jusqu’aux reins. Mais c’est un véritable calvaire pour lui », explique Sheik, le père de Shad. Et pour cause : quatre jours plus tard, relate encore le père, d’autres médecins sont venus voir le petit garçon.

C’est alors qu’ils ont constaté que ses jambes fracturées avaient été « attachées » de manière inappropriée. « Il y avait une distance inadéquate, ce qui pouvait affecter ses reins à la longue. Ils ont réajusté les cordes afin qu’il soit plus à l’aise. Mais depuis quelques jours, Shad devient impatient et brusque. Il a même bougé une jambe de la corde », affirme le père.

Le 6 novembre, des médecins emmènent Shad pour une radiographie afin de vérifi er si les os ont bien repris leur place. En vain car, selon les médecins, les résultats sont « fl ous », obligeant donc à une nouvelle radiographie, donc les résultats ne sont toujours pas connus. « Nous ne pouvons plus voir notre bébé dans cet état. Il est en train de souffrir et nous ne pouvons rien faire pour lui. Malgré la présence de sa mère, il se sent agacé et devient fréquemment brusque. Nous craignons pour sa santé », explique Sheik. Pour le père du petit garçon, c’en est trop; il veut faire admettre son fils dans une clinique privée pour poursuivre son traitement.

Seul problème : il n’a pas les moyens de le faire. Raison pour laquelle il lance un appel à la solidarité des Mauriciens. « J’ai besoin de plus de Rs 300 000 pour faire admettre mon fils dans une clinique privée. Les médecins du public ne lui prodiguent pas les soins nécessaires », dit-il.