Le ministre de l’Agro-Industrie et de la Sécurité alimentaire, Maneesh Gobin, et l’ambassadeur de l’Union européenne, Vincent Degert, ont signé ce lundi 10 février un nouveau contrat de subvention d’un montant de Rs 100 millions destinées à l’agriculture et au changement climatique.

Cet appui de l’Union européenne servira à renforcer les capacités du Food and Agricultural Research Extension Institute (FAREI) en matière de recherche pour identifier des produits agricoles mieux adaptés au changement et réduire l’utilisation des pesticides par les agriculteurs.

Pour Vincent Degert, ce projet mettra en exergue le rôle de la recherche afin d’identifier et de tester des prototypes de plantes qui s’adapteront mieux aux aléas climatiques. « Le projet incitera à une utilisation plus soutenable des ressources naturelles comme l’eau, à travers des moyens d’irrigation adaptés et prônera un retour vers le bio et l’organique ».

Le projet sera mis en œuvre par le FAREI sur une période de trois ans et devrait permettre à terme de moderniser l’agriculture, rendre les cultures plus adaptées face aux aléas climatiques, réduire l’utilisation des pesticides par les agriculteurs, contribuer à la santé des consommateurs.

A savoir que Maurice importe 75% de ses besoins alimentaires, ce qui a un impact important sur la balance commerciale. Cette forte dépendance rend le pays vulnérable aux facteurs externes tels que les aléas climatiques (cyclones et tempêtes tropicales) et les risques sanitaires (coronavirus).

Avec ce projet, le FAREI compte promouvoir une évolution vers une agriculture moderne, adaptée aux aléas climatique et soucieuse de la préservation de l’environnement. Cela inclut un retour vers l’agriculture bio dans le but d’améliorer l’autosuffisance alimentaire. Il est financé au titre de l’initiative DeSIRA, lancée lors du One Planet Summit en 2018 et dédiée au développement de la recherche pour l’agriculture et le changement climatique.