Poursuivi sous cinq accusations de viol commis entre 2007 et 2009, Prithviraj Appaddoo, un maçon de 45 ans, a été condamné à 35 ans de prison. Ses victimes étaient âgées de respectivement 16, 21, 22, 51 et 54 ans. Les magistrats Nirishini Ramsoondar et Raj Pentiah ont voulu que cette peine serve d’exemple à ces hommes qui n’arrivent pas à contrôler leurs pulsions et traitent les femmes comme des objets sexuels.
Ces délits ont été commis entre le 5 mars 2007 et le 28 septembre 2009 à Pereybère et Grand-Baie. Ce maçon de 45 ans avait plaidé coupable mais vu la nature et les circonstances des délits commis, la Cour a décidé qu’il ne méritait aucune pitié. En effet, Prithviraj Appaddoo avait épié ses victimes et les avait menacées d’un couteau avant d’abuser d’elles. Il a ainsi été condamné à cinq ans de servitude pénale pour chacun des quatre premiers délits et une peine de quinze ans lui a été infligée pour le dernier viol sur une femme de 54 ans. La Cour a ordonné qu’il purge ses peines consécutivement. Il ne pourra prétendre à une remise de peine. Dans leur jugement, les deux magistrats font ressortir que vu la gravité de ces délits, cette sentence vise à décourager ces hommes qui n’arrivent pas à contrôler leurs pulsions et qui traitent les femmes comme des objets sexuels. À noter que lors de l’enquête, Prithviraj Appaddoo avait avoué à la Cour qu’il « ne pouvait se contrôler quand il voit des femmes ».
À l’époque où il commettait ses viols en série, une atmosphère de frayeur régnait dans les régions du Nord. C’est après avoir été arrêté en tant que suspect dans deux cas de viol qu’il a avoué en avoir commis d’autres. En voyant sa photo publiée dans la presse, d’autres victimes étaient également venues de l’avant pour le dénocer. Dans leur jugement, les magistrats Niroshini Ramsoondar et Raj Pentiah indiquent aussi que laisser un tel violeur en série libre peut être une menace pour la société.