Il est bon de constater que le président de l’Association Mauricienne de Volley-Ball (AMVB), Bharun Teeroovengadum est à côté de la plaque. Sentant le torchon bruler, il a reprogrammé les séances d’entraînement des présélections nationales qui ne coïncidaient pas avec ceux de leurs clubs.
Il était convenu lors d’un point de presse tenu le 8 juillet dernier avec les présélections nationales et les représentants de l’Association Mauricienne de Volley-Ball (AMVB) que les séances d’entraînements étaient programmées les lundis et mercredis, de 18h à 20h pour la présélection féminine et de 20h à 22h pour les présélections masculines. Mais désormais, les filles s’entraîneront le lundi et le jeudi tandis que les garçons feront leurs gammes mardi et vendredi (18h).
Les horaires des entraînements des deux présélections ont été revus et modifiés car cela ne coïncidait pas avec ceux de leurs clubs respectifs. En effet, certains joueurs étaient montés au créneau, faisant ressortir notamment que c’était difficile pour eux de s’entraîner jusqu’à fort tard le soir. Mais cela n’avait alors pas été pris en compte par les représentants de l’AMVB. Ils sont alors revenus à de meilleurs sentiments surtout pour le bien-être des athlètes. Le président de l’AMVB est encore une fois pointé du doigt avec cette obsession pour les Jeux des Îles de l’Océan Indien de l’année prochaine à La Réunion où il s’est mis la pression tout seul en clamant haut et fort que l’objectif des deux sélections étaient de repartir avec la médaille d’or autour du cou.
« La priorité demeure la sélection. Les jours et les heures d’entraînement avaient déjà été discutés lors d’une réunion avec les représentants des différents clubs », avait-il alors clairement souligné. Et voilà qu’il fait marche arrière. Pourquoi ? A-t-il réalisé que c’était une erreur de sa part ? Ne savait-il pas alors que les joueurs devaient absolument se concentrer sur leurs clubs respectifs pour être performants en sélection ? Pourquoi-a-t-il changé d’avis ? En ce qu’il s’agit des joueurs, ils n’adhéraient pas du tout à cette méthode et ont fait part de leurs mécontentements car ils ne bénéficieraient alors pas d’une récupération adéquate surtout avec l’enchaînement des rencontres de première division en vue des play-offs. Et il y aussi le fait que certains des joueurs habitent très loin, voire hors de la région des Plaines Wilhems. 
Autant dire que Bharun Teeroovengadum et les autres représentants de l’AMVB ont dû redescendre de leur tour d’ivoire pour prendre en compte les contestations des volleyeurs. L’important n’est pas de faire que les JIOI devienne une obsession mais de donner les moyens aux joueurs d’atteindre cet objectif dans les meilleures conditions.