Olivier Lardier s’apprête-t-il à vivre sa première grande expérience en tant qu’entraîneur en dehors de l’hexagone ? Quoiqu’il en soit, celui qui a été sollicité pour occuper le poste de Directeur Technique National (DTN) de volley-ball à Maurice, devra prendre une décision dans les jours à venir. A Maurice jusqu’à mardi prochain, le Français, d’origine cannaise, a rencontré le ministre de la Jeunesse et des Sports, Devanand Ritoo, hier après-midi, alors que d’autres rencontres sont prévues avant son départ avec les dirigeants du Comité Olympique Mauricien (COM) et le chief executive du Trust Fund for Excellence in Sports (TFES), Michael Glover.
Valeur actuelle, Olivier Lardier (42 ans), qui était jusqu’à fin 2013 manager de l’équipe de France féminine, n’a pas encore donné de réponse définitive. «Ce sera une décision que je prendrais en mon âme et conscience. A mon retour en France, j’aurais des discussions avec les membres de ma famille pour voir les implications. Toutefois, ce sera un choix que j’effectuerais très rapidement». Des paroles qui rassurent dans un certain sens Bharun Teeroovengadum, président de l’Association mauricienne de volley-ball (AMVB), désireux d’acquérir les services d’un DTN, surtout dans l’optique de la préparation des prochains Jeux des îles. «Si Olivier Lardier accepte ce poste, nous ne pourrons que nous en réjouir. Au niveau de la fédération, nous sommes convaincus de cette obligation de bénéficier de l’expertise étrangère. C’est un projet que nous caressons depuis déjà un an». D’ailleurs, la venue à Maurice d’André Glaive en novembre de l’année dernière pour un stage de niveau 2 a permis d’établir les premiers contacts avec Olivier Lardier.
Si ce dernier a partagé ses connaissances pendant ces vingt dernières années au sein des équipes de France masculine et féminine, et des clubs tels que l’AS Cannes, Castres VBC, Toulouse Spacer’s, Chaumont VB52, Castres VBC et Lescar Pyrénées, il a également été sollicité au Niger. C’était dans le cadre d’une mission de dix jours sous l’égide du Ministère des Affaires Etrangères pour une formation d’entraîneurs et en vue de la Coupe d’Afrique des Nations. Sinon, celui qui avoue avoir beaucoup appris de Philippe Blain, soutient qu’un des moments les plus intenses au sein de l’équipe de France demeure cette finale de la Ligue mondiale en 2006 face au Brésil. Celui qui agissait alors comme deuxième adjoint de Philippe Blain et statisticien se rémemore cet événément. «A l’époque, le Brésil remportait tous les tournois. Nous menions deux sets à zéro, mais nous avions perdu au tie-break. Certains joueurs ont terminé la rencontre victimes de crampes et tétanisés. Cela prouve qu’ils étaient à leur maximum et qu’ils avaient été battus par plus forts. Il n’était pas question d’avoir beaucoup de regrets». Reste que deux mois plus tard, l’équipe de France obtenait sa revanche lors de la phase de poule des championnats du monde, avec un succès en quatre sets.
Cette année encore, l’équipe de France sera au rendez-vous des Mondiaux en Pologne. Et ce, malgré une défaite face à la Belgique lors de la phase qualificative. «La place de meilleur second a pu être acquise, et c’est cela l’esentiel. Tout comme en 2002, 2006 et 2010, l’équipe de France se retrouvera parmi les meilleurs mondiaux et c’est une tradition qui perdure. Avec le nouvel entraîneur, Laurent Tillie et sa nouvelle génération de joueurs, c’est l’occasion de maintenir ce cap de haut niveau», estime Olivier Lardier. Toutefois, il fait ressortir que la qualification pour les prochains Jeux Olympiques sera plus ardue, surtout avec la densité et l’homogénéité de plusieurs équipes européennes. «L’équipe de France a participé à trois éditions des Jeux Olympiques, soità Séoul, Barcelone et Athènes, mais n’a jamais réalisé de performance réelle», conclut-t-il.