Le rapport des travaux de la Commission d’enquête instituée pour faire la lumière sur les circonstances entourant la mort de Briteney Joomun (8 ans) et de Dylan Dennemont (14 ans) survenue récemment au Waterpark & Leisure Village sera finalisé fin décembre. Entretemps, les travaux de la Commission se sont achevés hier après-midi par la visite des membres de la Commission au centre nerveux du SAMU basé à l’hôpital Victoria, Candos.
La Commission fera ainsi connaître fin décembre les conclusions de son enquête sur la mort de Briteney Joomun (8 ans), décédée à la suite d’une asphyxie résultant d’une noyade, et de Dylan Dennemont (14 ans) dont la cause du décès a été attribuée à une asphyxie due à la régurgitation du contenu de son estomac. La Commission, présidée par la magistrate Shameen Humuth-Laulloo, avec pour assesseurs le Dr Swagath Poorun, Acting Director au SAMU, et Leckram Chineea, Chief Occupational Safety & Health Officer au ministère du Travail, fera aussi connaître ses recommandations afin d’éviter que d’autres drames ne se reproduisent à l’avenir. Elle publiera également son rapport sur les mesures de sécurité entourant le parc aquatique de loisirs qui a été en l’espace d’une quinzaine de jours, le théâtre de deux drames ayant coûté la vie à des enfants.
Au terme de trois semaines intenses d’auditions, les travaux de la Commission se sont achevés hier après-midi par la visite au centre nerveux du SAMU, situé à l’hôpital Victoria, Candos, en vue de retracer l’historique des nombreux appels de détresse et les délais d’intervention de chaque maillon dans la chaîne de mission de secours dans les deux cas.
La visite s’est déroulée en deux étapes avec la première à la control room du SAMU où tous les appels de détresse sont enregistrés. Les membres de la Commission ont vu les opérateurs chargés de réceptionner et de transférer les appels et ont pris connaissance de tous les appels de détresse passés par des personnes pour signaler le cas de Briteney Joomun et celui de Dylan Dennemont, qu’il s’agisse des préposés du Waterpark ou des personnes présentes au moment des faits. Dans les deux cas, il y a eu au moins trois appels de détresse enregistrés. Chaque appel a ainsi été écouté par la Commission. Les membres de la Commission ont pu ainsi vérifier les heures des appels de détresse au numéro d’appel d’urgence du SAMU, le 114, l’heure à laquelle les appels ont été transférés à l’unité du SAMU basée à l’hôpital de Flacq et le temps pris par les véhicules pour se rendre sur les lieux du drame. À ce propos, ces informations ont pu être retracées et vérifiées car les ambulances du SAMU sont équipées d’un système GPS. À la suite de cette visite, des membres de la Commission d’enquête, Jean Roger Boodhna, son secrétaire, déclare qu’« à la lumière de cette visite, la Commission a pris connaissance de tous les appels de détresse effectués et a établi que le SAMU a accompli un travail professionnel ces jours-là ». La visite s’est terminée après la vérification de l’ambulance du SAMU où les membres ont pu constater les équipements à bord, notamment le système de réanimation.
La Commission avait fixé un calendrier de travail de trois semaines en débutant les auditions avec les formal witnesses, puis une visite cruciale du Waterpark pour mieux comprendre le déroulement des événements. Par la suite, les secouristes et sauveteurs, organisateurs et accompagnateurs de sorties auxquelles ont participé les deux jeunes victimes, médecins et autres professionnels dans leurs domaines ont été entendus. Pendant trois semaines, les témoins ont défilé au 3e étage de la New Court House où les auditions ont eu lieu. Certains témoins ont dû être rappelés à la barre afin d’éclairer davantage la Commission. Durant la dernière semaine des travaux, la Commission a entendu deux témoignages de victimes d’incidents ou d’accidents survenus dans le parc de loisirs.
Rappelons que depuis ces deux événements tragiques, le Waterpark est fermé.