Les Casernes centrales ont émis des instructions pour l’arrestation d’un policier (33 ans), accusé d’agression sexuelle sur une adolescente. Les faits se seraient déroulés lorsque cette dernière était encore mineure. Le message du Police Information and Operations Room aux unités de la police, hier, était clair : « If seen to be arrested and Bain-des-Dames police to be informed. »
Mercredi, cette collégienne a consigné une plainte où elle évoque des abus répétés de la part du policier et aussi l’usage de violence. Elle a expliqué que le suspect est son oncle. C’est en 2019 qu’elle a été victime d’abus pour la première fois.
Même si elle ne se rappelle la date exacte, elle avance qu’elle était chez le policier pour une conversation. Mais ce dernier a commencé à faire des attouchements sur elle. Elle l’a repoussé et voulait partir. Le policier aurait alors utilisé de la force pour la maîtriser et il a abusé d’elle sexuellement.
La collégienne n’a rien raconté à ses proches car elle avait peur, d’autant plus que son agresseur travaille au sein de la police. Elle ajoute que ce dernier aurait profité de la situation pour l’agresser sexuellement régulièrement entre 2019 et 2020. Lorsqu’elle refusait de participer à l’acte, il la frappait ou il lui montrait ses photos nues en faisant du chantage.
Poursuivant son récit, la jeune fille a déclaré que le policier avait aussi utilisé des jouets sexuels pour la faire souffrir. Même si elle ressentait des douleurs, elle n’a rien dit à ses proches pendant plusieurs mois.
La collégienne a décidé de tout raconter à la police car elle est très perturbée. Elle a même fait des tentatives de suicide car elle est devenue dépressive. Après sa plainte, elle a souhaité qu’un médecin de la police l’examine. Elle a dit être en mesure de montrer aux enquêteurs les lieux où elle se faisait abuser.
Après avoir été informé de cette plainte, l’ASP Jankee, un des responsables de Metropolitan South Division, a fait le déplacement au poste de police de Bain-des-Dames pour s’occuper de ce dossier. Un message a été envoyé dans un poste de police de l’Ouest où travaille le trentenaire pour l’appréhender sur place. Dans la journée d’hier, ses collègues le recherchaient toujours.

