Budget 2026-27 – Jack Bismohun (USM) : « Pas besoin de nouvelles taxes déguisées »

« Avec le budget 2026-27, ce que je ne souhaite surtout pas voir, c’est une nouvelle série de mesures qui augmentent le coût de la vie alors que les ménages et les entreprises subissent déjà une forte pression économique.

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« Les Mauriciens n’ont pas besoin de nouvelles taxes déguisées, de hausses de prix sur les carburants, l’électricité ou les services essentiels. Le pays a besoin d’un budget qui s’attaque aux véritables problèmes : la baisse du pouvoir d’achat, la difficulté des jeunes à accéder à un emploi de qualité, la compétitivité des entreprises et la maîtrise de la dette publique.

« Je ne souhaite pas non plus voir des annonces spectaculaires sans résultats concrets. Trop souvent, de grands projets sont annoncés, mais les citoyens peinent à en percevoir les bénéfices dans leur quotidien. Le gouvernement doit également éviter de faire porter l’effort budgétaire principalement sur le secteur privé, qui crée les emplois et contribue largement aux recettes fiscales du pays. Les entreprises ont besoin de stabilité, de visibilité et d’un environnement favorable à l’investissement, pas de nouvelles contraintes.

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« Les Mauriciens attendent bien plus qu’une série de mesures ponctuelles. Face à une dette publique élevée, un coût de la vie qui continue de peser lourdement sur les ménages et une croissance économique qui peine à se traduire par une amélioration tangible du quotidien, le gouvernement est appelé à faire des choix courageux.

« Les mesures de soutien au pouvoir d’achat seront certes bien accueillies, mais elles ne pourront constituer à elles seules une réponse durable aux défis structurels du pays. Les citoyens attendent avant tout une stratégie claire pour stimuler la productivité, attirer les investissements, créer des emplois de qualité et restaurer la confiance dans les finances publiques.

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« Le prochain budget devra également répondre aux préoccupations du secteur privé, qui réclame davantage de réformes, une réduction de la bureaucratie et un environnement plus favorable à l’investissement. Sans une relance significative de la compétitivité nationale, Maurice risque de voir son attractivité régionale s’éroder progressivement.

« Par ailleurs, les investissements dans la transformation numérique, l’intelligence artificielle, la cybersécurité, les énergies renouvelables et la formation des jeunes ne doivent plus être considérés comme des dépenses, mais comme des leviers essentiels pour préparer l’économie de demain.

« Le budget sera jugé non pas sur l’ampleur des annonces, mais sur sa capacité à concilier responsabilité budgétaire, justice sociale et vision économique à long terme.

« La véritable surprise du budget serait que le gouvernement reconnaisse les inquiétudes légitimes de la population concernant la réforme des retraites. Pour moi, une mesure forte consisterait à rétablir l’âge de la retraite à 60 ans et à compenser les pertes subies par les personnes affectées par le relèvement de l’âge d’éligibilité.

« Au final, la plus grande surprise ne serait pas l’annonce de nouvelles taxes ou de nouveaux projets, mais bien la capacité du gouvernement à écouter la population, à reconnaître ses erreurs et à prendre des mesures qui améliorent réellement le quotidien des Mauriciens. »

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