Camp-Levieux | AFFAIRE ÉLODIE THOMAS : L’IPCC en quête de preuves pour départager deux versions 

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L’Independent Police Complaints Commission (IPCC) se retrouve face à deux versions contradictoires dans le cadre de son enquête impliquant le sergent Gautam Singh Taukoor (57 ans) sur le drame survenu à Camp-Levieux le 9 octobre dernier. Confronté à la plainte du chauffeur de van Tirvassen Soobrayen (36 ans), alias Rudy, le policier a rejeté l’accusation de using firearm to intimidate. S’il reconnaît en effet avoir eu un échange verbal avec le trentenaire, il nie cependant l’avoir menacé avec son arme de service.

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Afin de faire toute la lumière sur les faits, l’IPCC lance un appel à témoins. La commission est également à la recherche d’images provenant de caméras de surveillance privées (CCTV), de photographies, de vidéos enregistrées sur téléphone portable, de caméras embarquées dans des véhicules (dashcams) ou de tout autre élément matériel susceptible de faire avancer l’enquête. Ainsi, même si certaines vidéos ont déjà circulé sur les réseaux sociaux, l’IPCC souhaite que leurs auteurs se manifestent afin d’en authentifier le contenu.

La commission tient cependant à assurer que toute information communiquée sera traitée de manière confidentielle, tout en soulignant que la coopération du public est « essentielle pour faire progresser l’enquête ». Les éventuels témoins peuvent contacter l’IPCC au 260-0435.
Selon les informations, les images du réseau Safe City n’ont pas permis d’établir de manière irréfutable le déroulement des faits survenus à l’avenue Ratsitatane le 9 octobre dernier. Les caméras se trouvent en effet à une certaine distance du lieu où le drame s’est produit. D’où la décision des enquêteurs de solliciter l’aide du public.

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À ce stade, les enquêteurs disposent principalement des déclarations de Rudy Soobrayen et du sergent Gautam Singh Taukoor, dont les versions présentent plusieurs divergences. L’IPCC compte aussi entendre Hans (19 ans) afin d’obtenir davantage de précisions de sa part sur les circonstances de l’incident. Pour rappel, le jeune homme se trouvait dans le van aux côtés d’Élodie Thomas (27 ans), atteinte par balle au cours de la soirée. De même, il était présent lorsque des policiers ont abordé Rudy Soobrayen, bien que le jeune homme était alors assis à l’arrière du véhicule.

Dans sa déposition à la Criminal Investigation Division (CID) de Rose-Hill, quelques jours après les faits, Hans n’avait pas été en mesure de fournir des informations déterminantes. Il avait notamment expliqué ne pas pouvoir identifier les policiers impliqués car se trouvant à l’arrière du véhicule. Les enquêteurs de l’IPCC espèrent toutefois que, après ces quelques jours de repos, le jeune homme pourra les éclairer davantage.

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Pour l’heure, ils se concentrent sur la plainte de Rudy Soobrayen, qui affirme que le sergent Gautam Singh Taukoor a posé son arme à feu sur sa tempe. Ce que réfute catégoriquement le policier incriminé. Ce dernier explique ainsi que, compte tenu de la tension qui régnait dans la région, ses collègues et lui procédaient à des contrôles de véhicules afin de s’assurer que des “Offensive Weapons” et autres cocktails Molotov ne soient pas transportés et ne provoquent de nouveaux troubles. C’est lors de l’inspection du van qu’un échange verbal aurait éclaté entre le sergent et le chauffeur, même si le quinquagénaire nie avoir brandi son arme de service.

La deuxième accusation portée contre le sergent Gautam Singh Taukoor, soit Involuntary Wounds and Blows by Imprudence, sera, elle, abordée ultérieurement. Le policier est de nouveau attendu devant le tribunal de Rose-Hill ce lundi.

 

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