« Le Gargantua du Bureau ovale n’est pas rassasié dans sa quête de territoires. Ce carnassier a un appétit insatiable. Le président Donald Trump voudrait acheter l’archipel des Chagos. Cette démarche conquérante démontre une ambition dévorante.
« L’archipel des Chagos, point stratégique militaire, est d’une importance capitale pour les États-Unis. Pour Trump, acheter le monde, c’est asseoir la domination de l’impérialisme américain. Le président américain se prend pour le roi du monde. Le dernier exemple de son outrecuidance est sa volonté d’acquérir le Groenland, soit par achat, soit par la force.
« Le Groenland constitue un atout à la fois stratégique et économique pour les États-Unis. Donald Trump est habité par le syndrome de l’hubris. Il ne recule devant rien. Heureusement qu’il existe encore de véritables patriotes capables de défendre leur pays, à l’instar de la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, qui avait répliqué avec fermeté : Le Groenland n’est pas à vendre.
« À Maurice, certains politiciens sont tellement cupides qu’il ne serait pas surprenant d’apprendre la vente de l’archipel des Chagos aux Américains. L’Histoire nous invite à regarder dans le rétroviseur. En 1965, année de ce qu’il qualifie de trahison de Sir Seewoosagur Ramgoolam, les Chagos furent cédés. Nous nous souvenons encore des visages meurtris du peuple chagossien, déraciné de la terre de ses ancêtres. Un crime contre l’humanité.
« Le fils Ramgoolam, dont la réputation le précède, est, selon moi, un piètre défenseur et protecteur du pays. Sa voracité pour l’argent a fait échouer les négociations. Chagos, nou later mama. La perte de la rétrocession des Chagos serait le fruit de l’incompétence de Navin Ramgoolam et de son panel d’hommes de loi. Il ne serait donc pas impossible de voir nos dirigeants vendre leur âme au diable. »

