Une fois de plus, l’humour de Vincent Duvergé a conquis ses fans, dimanche dernier, au Trianon Convention Center. Il en était à sa deuxième reprise de son spectacle, Entre nous. Un show où il se raconte en ne s’imposant aucune limite. Il a été le maître de la scène, œuvrant en solo avec cet humour qui le caractérise et faisant rire ses fans en délire qui, en retour, lui ont fait une standing ovation. Un spectacle habilement orchestré par Titanium Events, dirigé par Moshin Moosa.
Ne dit-on pas que les meilleures vannes reposent sur son vécu ? Cela, Vincent Duvergé l’a bien compris. En mettant en lumière sa vie d’ado et son caleçon trois-quart et ses lunettes de bigleux qui faisaient fuir les filles, Vincent a su composer avec son personnage. En effet, qui mieux que lui pouvait restituer sa vie faisant de lui le maître de la scène de son show, dimanche, au Trianon Convention Center ? Il s’est tourné en dérision à travers ses histoires personnelles, en ayant recours à son public comme ses amis et cela a drôlement fusionné. Il traite de tout en passant par le body shaming, le bullying et en étant un peu revanchard sur ces copines qui, lorsqu’il était ado, le trouvaient moche, et dorénavant adulé, lui demandent : « Fer mwa gagn en tiket pou to represantasion. Nou friend. »
L’occasion au petit Vince devenu grand de les faire regretter leurs petites méchancetés à son égard.
Il n’a rien oublié, Vince. Petit de taille, mais grand d’esprit lorsqu’il peaufine son texte à l’instinct. Et le public se régale de ses mimiques, de son jeu de scène avec cet accent parfait du médecin indien. Évidemment, il ne pouvait pas s’empêcher d’imiter Jagutpal également, le ministre de la Santé qui l’inspire dans ses délires scéniques. Tout de blanc vêtu, ce qui se marie bien avec ces néons fluorescents sur scène comme une bonne mise en lumière, Vincent Duvergé se la joue. Même s’il dit souvent qu’il a le trac, il sait très bien rebondir et ne laisse aucun temps mort au fil de son spectacle. Il imite gentiment sa mère, son grand-père, sa grand-mère maternelle qui lui a offert un boxer avec des petits piments rouges, sa future belle-mère avec ses paroles qui reviennent toujours en leitmotiv :
« Manze la ti bon. » Il note tout dans sa tête, Vince ; les traits d’humour, il les cisèle à sa manière. Son humour déjanté est tellement efficace et ses sketchs aussi décalés et criants de vérité sont à faire mourir de rire. De toute façon, Vincent Divergé n’a rien à craindre. Qu’il se la joue mal ou bien, ses fans sont là pour le soutenir, l’encourager et même à partager la scène.
En effet, Titanium Events a vu grand en proposant deux billets d’avion pour Rodrigues à deux chanceux de la salle, sauf que pour avoir le prix, il fallait monter sur scène et faire de l’humour. Au final, c’est l’humour de Louise, imitant une grand-mère et Damien, imitant un personnage dans Le Seigneur des Anneaux qui ont obtenu les prix.
Vince a un flow unique, il ne se lasse pas d’imiter les travers des gens. Et tel un Phoenix renaissant de ses cendres, il offre à chaque sortie de ses spectacles un vrai bouquet d’artifice d’originalité. Entre nous soit dit, après tout qui se plaindrait de marcher sur des braises ardentes ? Tout feu, tout flamme avec cet humour tranchant qui le caractérise, Vincent Duvergé a une fois de plus séduit. Vivement un prochain spectacle, encore plus délirant avec ce show man tout en nuances.

