Roxana Collet, parlementaire de l’Organisation du Peuple de Rodrigues (OPR), a interpellé le Premier ministre, Navin Ramgoolam, au sujet de la mise en œuvre des mesures annoncées dans le cadre du renforcement proposé de la Regional Maritime Security Architecture et de la capacité d’amélioration de la surveillance maritime de Maurice. Ces mesures font partie du programme gouvernemental 2025-29. Elle a voulu savoir si les étapes clés ont été franchies, le calendrier arrêté, les initiatives de coopération régionale/internationale poursuivies, de même que le soutien technique, financier, de renforcement des capacités ou autre recherché/ ou obtenu.
Le Premier ministre a précisé que la Regional Maritime Security Architecture est une combinaison de lois, d’organisations, de technologies et de procédures opérationnelles que les nations et les groupes régionaux utilisent pour protéger les océans, les routes maritimes et les ressources marines.
Maurice occupe une position stratégique dans l’océan Indien occidental et possède également une vaste zone économique exclusive. Elle a développé son cadre de sécurité maritime qui comprend une politique de sécurité maritime, des capacités de surveillance, de contrôle et de suivi améliorées, ainsi qu’une coordination transparente entre les institutions nationales. Le pays a également raffermi ses liens de coopération avec ses partenaires régionaux et mondiaux.
Navin Ramgoolam a fait état des dispositions sous le National Maritime Information Sharing and Coordination Centre, opérationnel en 2027; l’acquisition d’un patrouilleur hauturier dans le cadre de la ligne de crédit indienne prévue d’ici à fin 2028; l’acquisition de quatre hélicoptères utilitaires légers en provenance de l’Inde, attendue à partir de 2029; la modernisation de l’Automatic Identification System et l’ajout de récepteurs AIS à Maurice et à Rodrigues, en collaboration avec les États-Unis; l’extension du système INTERPOL i24-7 à Maurice et à Rodrigues depuis l’année dernière; un nouveau système de radar de surveillance côtière financé par le Japon, installé en septembre et comprenant sept stations radar, dont une à Rodrigues. Le projet comprend également cinq stations AIS.
Le Premier ministre a souligné que Maurice est un membre actif de la Commission de l’océan Indien, par l’intermédiaire de laquelle le pays bénéficie des liens régionaux de l’Architecture de Sécurité Maritime. À ce titre, la police s’appuie sur le mécanisme de partage d’informations et la coordination opérationnelle du Centre régional de fusion d’informations maritimes à Madagascar, du Centre opérationnel de coordination régionale aux Seychelles, et du Centre de fusion d’informations pour la région de l’océan Indien.
De plus, a-t-il ajouté, le pays peut compter sur le Groupe de contact sur la sécurité Maurice-Réunion, avec des possibilités d’échanges bilatéraux en matière de partage d’informations et d’exercices d’interopérabilité entre les forces de police des deux îles sont en cours.
En ce qui concerne les patrouilles de surveillance de la zone économique exclusive, Maurice est assurée d’une collaboration continue avec l’Inde, les États-Unis et la France. « Ces pays amis offrent également des opportunités de renforcement des capacités par le biais d’une formation spécialisée à l’intention de nos officiers de police. Depuis 2025, quelque 400 officiers de police, y compris des officiers de Rodrigues, ont été formés », indique le Premier ministre.
OCÉAN INDIEN — Partenariat : Sécurité maritime accrue avec le soutien de pays amis
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