Opération de la Striking Team Unit à Palma : Des prélèvements d’empreintes des policiers à l’agenda

– Doomila Devi Moheeputh obtient la liberté conditionnelle hier, soit au lendemain de celle de son compagnon, Me Akil Bissessur

Les avocats de Me Akil Bissessur et de Doomila Moheeputh réclament à leur tour que les empreintes des éléments de la PHQ Special Striking Team soient prélevées pour les comparer avec celles retrouvées sur les sachets de drogue saisis au domicile de la suspecte (46 ans) à Palma le vendredi 19 août dernier. Le rapport préliminaire du Forensic Science Laboratory (FSL) a confirmé que, outre les empreintes de Me Bissessur (40 ans), les Finger Prints et Palm Prints »de la quadragénaire ne correspondent également pas. Raison notamment pour laquelle le Central CID n’a pas objecté à sa remise en liberté conditionnelle mardi.

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Doomila Moheeputh a beau avoir gardé le silence lors de ses différentes séances d’interrogatoire, son compagnon, en revanche, a été plus loquace, ciblant en effet deux policiers en particulier. Ces derniers, selon lui, auraient dissimulé de la drogue dans le tiroir d’une armoire au domicile de sa compagne.
À ce stade, l’équipe du DCP Jangi n’a pas donné d’instructions pour prendre les empreintes des policiers ayant participé à l’opération fracassante du vendredi 19 août, même si certains ont soumis leur ADN pour témoigner de leur bonne foi. Le CCID ne semble pas souhaiter s’aventurer sur ce terrain et préfère attendre un Full Fledge Report du Forensic Science Laboratory (FSL), étant donné que plusieurs autres objets de la maison sont également passés au crible par le laboratoire. Sans compter que le Central CID a déjà pris les devants, soulignant que « dans les opérations antidrogue, il arrive que des policiers touchent de la drogue avec leurs mains au moment de la saisie ». Et à certains moments, « où il y a urgence, ils n’ont pas non plus toujours le temps de passer des gants, car ils doivent agir rapidement ».

Par ailleurs, Doomila (Sweety) Devi Moheeputh a obtenu la liberté conditionnelle hier au tribunal de Bambous, après avoir fourni deux cautions de Rs 50 000 et signé une reconnaissance de dette de Rs 300 000. Comme pour Akil Bissessur, Me Rubesh Oberoi Dawoodarry a informé la magistrate, Vidya Mungroo-Jugurnath, que la police n’objectait plus que la suspecte soit relâchée sous caution. Aussi, après avoir réglé celle-ci, la quadragénaire, assistée de Me Neelkanth Dulloo et Vimal Rajkoomar, a rejoint sa mère dans un véhicule qui l’attendait, et ce, sans faire de commentaires.
Son compagnon, Akil Bissessur, était présent en Cour pour la soutenir. « La mère de ma compagne a 70 ans et elle est passée par des moments très difficiles ces derniers temps. Sweety voulait la retrouver au plus vite », dit-il.
Un peu plus tôt dans la journée, Doomila Moheeputh se trouvait au bureau de l’Information & Technology Unit  de la police, où le Central CID procédait au décryptage de la mémoire de son téléphone cellulaire. Elle a une nouvelle fois fait valoir son droit au silence lorsque la police lui a demandé des détails sur ses liens avec certaines personnes dont les noms sont enregistrés dans le répertoire de son portable. Cet exercice n’étant pas encore terminé, elle devra revenir aux Casernes centrales la semaine prochaine pour poursuivre son interrogatoire. Tout comme Akil Bissessur, qui est, lui, attendu dans les locaux du CCID lundi prochain. L’exercice de décryptage de ses cellulaires et d’une tablette se fera en sa présence.

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De son côté, Me Vimal Rajkoomar a salué le courage et la patience de sa cliente peu après sa libération sous caution. « Elle clame son innocence depuis le début », dit-il. Avant de poursuivre que les enquêteurs du CCID « se sont comportés de façon très correcte avec ma cliente, contrairement à l’attitude de la Striking Team ». Il a lui aussi demandé de recueillir les empreintes digitales des membres de l’équipe de l’ASP Jagai pour les besoins de l’enquête.

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