Opération Laliann Kanbar — Contrat de Rs 30 milliards : Alan Ganoo attendu pour interrogatoire à la FCC 

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Correspondance compromettante de Rajiv Servansingh, ex No 1 de la STC au GM : « We are accordingly informing you of this development concerning the above subject matter and await government instructions »

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L’ancien ministre de l’ancien gouvernement, Alan Ganoo, est attendu à la Financial Crimes Commission (FCC) ce mercredi pour être interrogé dans le cadre de l’enquête sur le contrat controversé accordé à Mercantile and Maritime Group (MMG) de l’ordre de Rs 30 milliards. Les enquêteurs n’ont pas encore indiqué si cette audition se déroulera Under Warning, comme cela a été le cas pour ses anciens collègues au Cabinet, soit l’ancien Premier ministre Pravind Jugnauth et Maneesh Gobin.

La FCC veut faire la lumière sur le déroulement du comité ministériel restreint tenu au Prime Minister’s Office (PMO) en juin 2023, au cours duquel l’offre de MMG pour l’approvisionnement du pays en White Oil a été examinée. En tant que ministre directement concerné par le secteur du carburant, Alan Ganoo est considéré comme un acteur clé de ce dossier. Les enquêteurs cherchent désormais à établir ce qu’il savait réellement et le rôle qu’il avait pu jouer dans les décisions prises.

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Pour les enquêteurs, cette réunion ministérielle a marqué un tournant décisif. À ce stade, la State Trading Corporation (STC) avait déjà retenu OQ Trading Ltd à l’issue d’un appel d’offres. Cette société avait pourtant rempli toutes ses obligations contractuelles durant la période 2022-23, assurant l’approvisionnement du pays en carburant malgré les difficultés persistantes liées à la pandémie de Covid-19.

D’après nos renseignements, cette performance avait largement pesé en faveur du renouvellement de son contrat pour la période de juillet 2023 à août 2024. Pourtant, contre toute attente, cette décision a été renversée. Le contrat a finalement été attribué à MMG, une société qui n’avait même pas participé à l’appel d’offres. À la clé : un marché estimé à près de Rs 30 milliards.

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À l’époque, le gouvernement et la STC avaient défendu ce choix en mettant en avant un moratoire de 60 jours avant le paiement des cargaisons ainsi que la possibilité de régler les achats en roupies, une mesure censée préserver les réserves en devises dans un contexte de reprise économique après la pandémie. Or, selon les éléments réunis par la FCC, MMG aurait ensuite converti ces paiements en roupies en devises par l’intermédiaire d’une banque commerciale, remettant sérieusement en cause l’un des principaux arguments avancés pour justifier l’attribution de ce contrat.

Lors de son audition, Pravind Jugnauth a catégoriquement nié toute intervention dans le processus décisionnel de la STC. La même position a été adoptée par l’ancien Attorney General, Maneesh Gobin. Les enquêteurs de la Financial Crimes Commission (FCC) estiment toutefois que plusieurs documents saisis lors des perquisitions menées l’année dernière révèlent une autre version des événements autour de l’octroi de ce contrat, qui devait être réglé en roupies au lieu de dollars américains.

Parmi ces pièces figure une lettre adressée au Permanent Secretary du ministère du Commerce par l’ancien Chairman de la STC, Rajiv Servansingh. Celui-ci y faisait état du moratoire proposé par MMG avant de conclure : « We are accordingly informing you of this development concerning the above subject matter and await government instructions. »
Pour la FCC, cette correspondance laisse peu de place au doute. La STC attendait bel et bien le feu vert du gouvernement avant de finaliser la signature du contrat avec MMG. Une lecture qui contraste avec les déclarations de Pravind Jugnauth et de Maneesh Gobin, lesquels continuent d’avancer qu’ils ne sont jamais intervenus dans le processus décisionnel de la STC. Une version qui, jusqu’ici, arrive difficilement à convaincre les limiers de la Financial Crimes Commission.

 

 

 

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