– Et si l’éducation thérapeutique changeait la donne ?
À l’approche de son Camp Diabétique Annuel, prévu du 3 au 8 août à Riambel, Sandrine Jean-Pierre, Communication & Marketing Executive de l’association T1 Diams, revient sur un enjeu de santé publique encore trop peu discuté à Maurice : la prévention des complications liées au Diabète de Type 1, et le rôle que joue l’éducation thérapeutique dans cette bataille silencieuse.
Dans le débat public sur le diabète à Maurice, l’attention se porte souvent sur le diabète de type 2, largement lié aux modes de vie. Le Diabète de Type 1, lui, reste mal connu : maladie auto-immune, non évitable, qui touche massivement les enfants et jeunes adultes, et qui exige une gestion de tous les instants, sans pause, sans jour de repos.
Un combat qui se joue dans la durée
Mal accompagné sur la durée, le Diabète de Type 1 expose à des complications sérieuses : atteintes des yeux, des reins, du cœur, des nerfs. « Ces complications ne sont pas une fatalité. Elles sont souvent la conséquence d’un manque d’information, d’un accompagnement insuffisant, ou d’un isolement face à la maladie », explique Sandrine Jean-Pierre. C’est cette conviction qui structure l’ensemble des programmes de T1 Diams depuis vingt ans, à Maurice comme à Rodrigues.
L’éducation thérapeutique, un maillon souvent invisible
Le suivi médical hospitalier reste indispensable, mais il ne suffit pas à lui seul. Entre deux consultations, c’est aux jeunes, eux-mêmes, et à leurs familles de gérer l’insuline, d’anticiper les hypoglycémies, d’ajuster l’alimentation. « C’est précisément cet espace, entre les rendez-vous médicaux et le quotidien, que l’éducation thérapeutique vient combler », souligne Sandrine Jean-Pierre.
C’est tout l’objet du Camp Diabétique Annuel, qui réunira début août plus d’une centaine de bénéficiaires, familles, professionnels de santé et bénévoles autour du thème « Mo Lasanté : Kompran, Metrise, Avanse ». Une semaine pensée non comme une parenthèse récréative, mais comme un temps fort d’apprentissage intensif.
Un enjeu qui dépasse le cadre du camp
Si le camp reste un temps fort, l’ambition de T1 Diams est plus large : faire reconnaître l’éducation thérapeutique comme un pilier à part entière de la prise en charge du diabète à Maurice, au même titre que le suivi médical. « Nous ne remplaçons pas les médecins, nous les complétons. Mais ce rôle mérite d’être davantage reconnu et soutenu », estime Sandrine Jean-Pierre.
Un appel à la mobilisation
L’organisation du camp mobilise chaque année des ressources financières importantes. T1 Diams appelle les entreprises, institutions et particuliers à soutenir cette action essentielle à la santé et au bien-être des jeunes vivant avec le Diabète de Type 1.


