Osman Mahomed, ministre des Transports terrestres : « Driving is a strictly regulated Privilege and not an absolute Right »

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Introduisant le Road Traffic (Amendment) Bill, en deuxième lecture à l’Assemblée nationale, projet de loi, qui a été adopté sans amendement en début de soirée de mardi, le ministre des Transports terrestres, Osman Mahomed, a mis en avant une réforme qui accroît la responsabilité et la discipline des usagers de la route, tout en donnant davantage de moyens aux autorités pour sanctionner les comportements dangereux.

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Pour le ministre, conduire n’est pas un droit absolu, mais un privilège encadré par des responsabilités. « Driving is a strictly regulated privilege and not an absolute right », a-t-il déclaré, estimant que l’évolution des comportements sur les routes impose une réponse législative adaptée. Le projet de loi cible notamment la conduite sous l’influence de l’alcool, de drogues ou d’autres substances intoxicantes.

Entre le 1er janvier et le 30 août 2026, la police a enregistré 2 205 cas de conducteurs dépassant la limite d’alcool autorisée et 617 cas de conduite sous l’influence de drogues lors de contrôles. Le texte de loi prévoit notamment la saisie des véhicules dans certaines circonstances ainsi que la possibilité de suspendre ou disqualifier le conducteur.

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Le ministre a également relevé la nécessité de durcir les conséquences lorsque la conduite dangereuse entraîne un décès. Des sanctions plus sévères sont prévues pour les personnes causant la mort par conduite dangereuse, mais aussi pour celles impliquées dans un accident mortel alors qu’elles conduisaient sans permis valide ou sous l’influence d’alcool ou de drogues. Une période minimale de cinq ans de disqualification est notamment prévue dans certains de ces cas.

Autre nouveauté importante : l’introduction d’une infraction spécifique de Road Rage. Le ministre considère que les comportements agressifs sur la route peuvent rapidement dégénérer en menaces, violences ou dégradations. « Road rage is not simply a matter of discourtesy or frustration on our roads », a-t-il souligné.

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L’infraction pourra notamment couvrir les menaces, violences, propos abusifs, dommages à un véhicule ou comportements provoquant la peur. Le Road Racing figure également parmi les comportements visés, avec un durcissement substantiel des amendes. Le ministre a par ailleurs appelé à accélérer la mise en place de circuits permettant aux amateurs de sport automobile de pratiquer dans un environnement plus sûr.

Au-delà des sanctions, Osman Mahomed estime que l’efficacité de la réforme dépendra surtout de son application. « In matters of road safety, the fear factor is of paramount importance », a-t-il déclaré, soulignant le rôle de la police, des contrôles et des caméras du Safe City Network. Selon lui, sans Enforcement efficace, même une législation ambitieuse risque de ne pas produire les résultats attendus. Le texte de loi s’attaque aussi à l’usage du téléphone tenu en main, à la conduite sans permis et au refus de s’arrêter à un contrôle policier. Il prévoit par ailleurs une infraction spécifique pour les véhicules produisant un bruit excessif en raison de la modification de leur silencieux, avec une Fixed Penalty de Rs 10 000.

Pour le ministre, l’objectif dépasse donc la simple hausse des amendes. « Our objective is to strengthen the culture of responsibility and discipline that must accompany the privilege of using our roads », a-t-il affirmé, en présentant la réforme comme une tentative de modifier durablement les comportements au volant.

 

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