PNQ | Price Stabilisation Fund Le ministre Sik Yuen : « Plus de Rs 710 M versées, Rs 366 M en attente de paiement »

Le Price Stabilisation Fund, instauré par le gouvernement afin d’atténuer l’impact de la hausse du coût de la vie sur les produits de première nécessité, a déjà permis le décaissement d’environ Rs 710,1 millions au profit des opérateurs éligibles, tandis que Rs 366 millions supplémentaires sont en cours de traitement. À ces montants s’ajoutent Rs 280 millions versées aux boulangeries dans le cadre du même dispositif.

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Ces chiffres ont été communiqués, hier, à l’Assemblée nationale par le ministre du Commerce et de la Protection des consommateurs, Michaël Sik Yuen, en réponse à la Private Notice Question (PNQ) du leader de l’opposition, Joe Lesjongard, qui réclamait un état des lieux détaillé du fonds, de ses bénéficiaires et de son impact.

Le ministre a expliqué que le gouvernement avait opté, dès août 2025, pour un système de subvention à montant fixe  (Fixed Quantum Subsidy), plutôt qu’une aide proportionnelle aux prix, afin de mieux maîtriser les dépenses publiques, tout en garantissant que les bénéfices soient effectivement répercutés sur les consommateurs.

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Le programme – qui ciblait initialement le lait en poudre, l’huile comestible, le lait maternisé, les couches pour bébés et le fromage fondu – a ensuite été élargi au maquereau et aux pilchards en conserve, aux couches pour adultes ainsi qu’à trois catégories de médicaments destinés au traitement du diabète, des maladies cardiovasculaires et de l’hypertension.

Selon Michaël Sik Yuen, les contrôles effectués par son ministère démontrent que les réductions de prix promises ont été effectivement observées. Pour les produits alimentaires concernés, les baisses constatées varient généralement entre Rs 10 et Rs 55 l’unité, sans provoquer de rupture d’approvisionnement ni de distorsion du marché.
Le ministre a détaillé la ventilation des montants déjà engagés :

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•lait en poudre : Rs 362 millions
•huile comestible : Rs 246 millions
•fromage fondu : Rs 41,7 millions
•lait maternisé : Rs 26,5 millions
•couches pour bébés : Rs 11,2 millions
•conserves de maquereau et pilchards : Rs 6,4 millions
•couches pour adultes : Rs 4,3 millions
•médicaments antidiabétiques : Rs 4,2 millions
•médicaments antihypertenseurs : Rs 4,2 millions
•médicaments cardiovasculaires : Rs 4 millions

Le coût annuel de la nouvelle extension du dispositif est estimé à Rs 260,2 millions, dont Rs 258,8 millions pour Maurice et Rs 1,4 million pour Rodrigues, où le mécanisme permettra aux consommateurs de bénéficier des mêmes prix de détail qu’à Maurice.
Interpellé sur l’identité des entreprises bénéficiaires, Michaël Sik Yuen a indiqué que la ventilation détaillée des remboursements par opérateur serait déposée sur la table de l’Assemblée nationale.

Plus de 11 500 inspections
Le ministre a également dressé le bilan des activités de la Consumer Affairs Unit. Entre juillet 2025 et le 6 juillet 2026, les inspecteurs ont effectué 11 567 inspections dans les commerces, détecté 1 240 infractions, dont 1 215 ont donné lieu à des Fixed Penalty Notices, et réalisé 595 opérations d’échantillonnage.

Durant la même période, 2 541 plaintes ont été enregistrées via le Citizen Support Portal, avec un taux de résolution de 89,5 %. Les principaux griefs concernent les produits défectueux, les pratiques commerciales déloyales et l’absence d’affichage des prix.
Depuis la présentation du budget 2026-27 jusqu’au 6 juillet, 515 inspections supplémentaires ont été menées, donnant lieu à 43 contraventions. Les infractions les plus fréquentes concernent l’absence d’étiquetage des prix, des étiquettes non conformes, la vente au-dessus des prix ou des marges autorisés, le défaut de déclaration des prix de revient ainsi que le non-respect des obligations liées aux produits subventionnés.

Michael Sik Yuen a assuré que le gouvernement poursuivra le renforcement des mécanismes de contrôle afin de garantir que les subventions atteignent effectivement les consommateurs et d’éviter tout abus dans l’utilisation du Price Stabilisation Fund.
Lesjongard : La chambre constatera que seulement 35 % des fonds du Price Stabilisation Fund ont été décaissés par la Mauritius Revenue Authority (MRA) l’année dernière.

Le ministre peut-il confirmer si son ministère a réalisé une étude sur les effets des mesures prévues aux paragraphes 274 et 276 du budget ? Acceptera-t-il également de déposer la liste au Parlement ?
Sik Yuen : Je n’ai aucune objection à déposer cette liste. En revanche, le pourcentage avancé par le leader de l’opposition, à savoir 35%, est erroné. Nous décaisserons Rs 1,4 milliard, comme je l’ai déjà indiqué à cette chambre.
JL : Vous n’avez pas répondu à la partie de la question concernant les mesures prévues aux paragraphes 274 et 276 du budget.
SY : Aucune étude n’a été réalisée. Il s’agit simplement d’une mesure gouvernementale.
JL : Donc, aucune étude n’a été effectuée. Or, les mesures budgétaires entreront en vigueur à partir du 1er octobre. Pourquoi plusieurs fabricants et distributeurs ont déjà augmenté leurs prix. Une enquête a-t-elle été menée par le ministère, et si oui des sanctions ont-elles été prises ?
SY : Il s’agit d’une mesure fiscale destinée à protéger l’environnement, rappelant que le plastique constitue un problème majeur.
JL : Cette taxe touchera plus de 2 000 produits consommés quotidiennement, y compris des produits jugés sains comme Dilo Coco.
SY : Il ne s’agit pas de produits sous contrôle de prix, et les fabricants ou importateurs peuvent absorber le coût supplémentaire.
JL : Ce coût sera inévitablement répercuté sur les consommateurs. Quelles alternatives concrètes sont offertes à l’industrie ?
SY : Les gens devront s’adapter. Le gouvernement actuel se soucie de la population et de l’environnement, contrairement au précédent régime. L’ancien gouvernement avait amendé la loi pour prévoir l’importation des Ti-papie pour un montant d’environ Rs 460 millions.
JL : Quelles garanties existent pour que les recettes générées par cette taxe soient réinvesties dans la lutte contre le diabète, l’obésité et la protection de l’environnement ?
SY : Maurice figure parmi les pays de la région présentant les taux les plus élevés de diabète et de maladies non transmissibles.
Ces maladies représentent un lourd fardeau humain et financier, et cette taxe vise également à sensibiliser la population aux risques liés à l’obésité, au diabète de type 2 et aux maladies cardiovasculaires.
JL : Le ministre peut-il donner le nombre exact d’inspections menées par ses officiers ?
YS : Des contrôles ont été effectués depuis les annonces budgétaires ; les officiers de mon ministère ont réalisé 515 inspections et 43 procès-verbaux (Fixed Penalty Notices).
JL : Alors que 11 000 inspections sont prévues cette année, le ministre affirme que son équipe dépasse déjà les objectifs fixés. Or aucun personnel additionnel n’est prévu ?
SY : Nous faisons bien, voire mieux que prévu.
JL : Quel personnel additionnel a été recruté au niveau de la Consumer Unit ?
SY : L’arrivée d’un nouveau logiciel permettant aux consommateurs de consulter les prix pratiqués dans tout le pays depuis leur domicile.
JL : Où en est le gouvernement avec le projet d’importation parallèle ?
SY : Une question de semaines.
JL : L’allocation des Rs 2 milliards pour alléger les prix produits fait-elle partie des Rs 10 milliards annoncées l’année dernière ?
SY : C’est une mesure très intéressante. Nous ne faisons pas comme l’ancien gouvernement, qui a gaspillé de l’argent pour payer les conseils légaux jusqu’à Rs 157 millions aux frais de la STC. Je dépose le document.
Beechook : Quel est le taux actuel d’inflation. Est-il possible de demander aux commerçants de mettre un sticker sur les produits subventionnés ?
SY : Depuis le 1er juillet, tous les commerçants sont obligés d’indiquer SP ou MRP sur les produits subventionnés.  L’inflation tourne autour de 4 % comparé à 9 à 12% à l’époque de l’ancien gouvernement.
Adrien Duval : Concernant les Rs 2 imposées sur les bouteilles en plastique, quelles solutions alternatives seront financées grâce aux recettes fiscales ?
SY : Il nous faudra éduquer la population afin de changer les habitudes des consommateurs.
Pour l’eau potable, il recommande notamment l’utilisation de filtres à eau plutôt que l’achat d’eau en bouteille.
Anquetil : Où en est l’enquête concernant l’achat des fleurs à travers le Stabilisation Fund.
SY : La Financial Crimes Commission (FCC) mène actuellement une enquête.
JL : Pourquoi, à l’instar de La Réunion, Maurice ne bénéficie-t-elle pas de la baisse des prix des produits pétroliers ?
SY : Le 19 juin 2026, le prix de l’essence à La-Réunion était de Rs 105 le litre. Il est monté à Rs 113 le litre et je rappelle qu’à Maurice, l’essence est actuellement vendue à Rs 64,25 le litre.

 

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