Rubna Daureeawo, backbencher du GM : « Nous ne pouvons pas dépenser au-delà de nos moyens » 

Rubna Daureeawo, Backbencher de la majorité, a mis l’accent sur la nécessité de placer les préoccupations quotidiennes de la population au cœur des décisions gouvernementales. « Alors que les décideurs politiques et les économistes analysent principalement les chiffres, la grande majorité des Mauriciens se posent une question essentielle : Est-ce que ce budget va rendre notre vie plus facile ? » fait-elle ressortir.

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Dans un contexte marqué par les incertitudes économiques, Rubna Daureeawo a plaidé pour un équilibre entre compassion sociale et responsabilité budgétaire. Elle a estimé que le niveau actuel de la dette publique limite la marge de manœuvre du gouvernement. « Nous ne pouvons pas répéter les mêmes erreurs que le précédent gouvernement en dépensant au-delà de nos moyens », a-t-elle déclaré, ajoutant qu’il faut « protéger la population aujourd’hui sans compromettre son avenir. »

La députée a également évoqué les conséquences des crises internationales, notamment les conflits et la hausse des prix, qui continuent d’exercer des pressions sur le coût de la vie. Elle estime que ce budget apporte une réponse urgente à ces difficultés, notamment à travers des mesures visant à préserver le pouvoir d’achat des ménages vulnérables grâce à des subventions sur certains produits alimentaires.

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Elle est toutefois revenue sur l’importance d’une mise en œuvre efficace de ces mesures. Pour elle, les aides annoncées doivent réellement bénéficier aux citoyens et cela nécessite des procédures d’approvisionnement transparentes ainsi qu’un suivi rigoureux du marché.
Selon Rubna Daureeawo, l’amélioration durable des conditions de vie passe également par la création d’opportunités économiques. Elle estime que le gouvernement doit continuer à attirer les investissements, développer les compétences et favoriser la création d’emplois. Elle a salué les initiatives liées à l’intelligence artificielle, tout en disant qu’à court terme, le pays devra compter sur l’expertise étrangère. « Cette expertise étrangère doit venir compléter les talents locaux », a-t-elle affirmé.

L’intervenante a qualifié ce budget d’un de justice sociale, avançant qu’il apporte un soutien aux secteurs qui en ont le plus besoin. Elle a notamment salué les investissements dans les infrastructures essentielles, rappelant que les services publics comme l’eau et l’électricité constituent des besoins fondamentaux et non un luxe. Elle se réjouit du démarrage des travaux du barrage de Rivière-des-Anguilles, situé dans sa circonscription de Rivière-des-Anguilles/Souillac (No 13), et a lancé un appel au ministère de la Jeunesse et des Sports pour la construction d’un complexe sportif dans le Sud.

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Abordant l’extension du congé de maternité, Rubna Daureeawo a fait part de ses réserves concernant certains effets indirects de cette mesure. Elle a expliqué avoir échangé avec plusieurs opérateurs économiques qui lui auraient confié qu’ils pourraient hésiter davantage à recruter de jeunes femmes. Pour elle, une approche fondée sur un partage de la parentalité aurait permis un meilleur équilibre. « Si nous voulons promouvoir l’égalité des genres, la parentalité partagée aurait été une solution plus équilibrée. Cela aurait contribué à changer les mentalités », trouve-t-elle.

Elle a également abordé la question de la perception publique concernant les nominations aux postes importants. Elle a reconnu qu’une partie de la population estime que certaines nominations ne reposent pas toujours sur le mérite. « Cette perception détruit les espoirs et les ambitions », a-t-elle affirmé, appelant le Premier ministre, Navin Ramgoolam, et le gouvernement à faire de la compétence, du mérite et de l’intégrité les principaux critères guidant chaque nomination.

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