La nouvelle Sports Act devrait finalement être déposée à l’Assemblée nationale pour des débats à la rentrée. Selon nos informations, cela se fera après la première séance prévue le 20 octobre. La question qui interpelle toutefois : est-ce que toutes les dispositions ont été prises afin de s’assurer que le sport mauricien puisse enfin fonctionner dans un cadre qui décourage toute forme de mauvaise pratique ? Les paramètres seront-ils plus sévères pour décourager la création de clubs et de fédérations fantômes susceptible d’occasionner une situation loin d’être sportif, notamment à l’heure des élections du Comité olympique mauricien ? Des entraîneurs seront-ils toujours habilités à exercer sans l’autorisation des fédérations, notamment dans des structures privées ? Dans les milieux concernés, on espère ne pas avoir attendu tout ce temps pour se retrouver ensuite face à ces problèmes qui ont nuit au bon fonctionnement et à la bonne gestion du sport à Maurice depuis des années.
Nous posions, le 20 septembre dernier, dans ces mêmes colonnes, une question pertinente à la suite des élections du Comité olympique mauricien (COM), tenues le 25 octobre 2025. Elle concernait des fédérations participantes dont la légalité avait été contestée à juste raison et qui, en avril dernier, étaient mis en valeur sur la page Facebook du COM par le biais de stages. Nous voulions alors savoir combien d’activités ces mêmes fédérations avaient organisées six mois après. Étonnamment, deux semaines après ce « point chaud », nous apprenons qu’une activité de hockey sur gazon s’est tenue samedi dernier à Olivia, dans l’est du pays, sous la forme d’un match d’exhibition organisé par la fédération. Le président du COM, Richard Papie, était présent. Forcément, on ne peut que se demander : à qui le tour depuis la communication du COM d’avril dernier ?
La Fédération mauricienne de boxe (FMB) avait envisagé un camp d’entraînement avec les Seychellois dans le cadre de la participation de ses boxeurs aux Jeux olympiques de la Jeunesse, une compétition prévue à la fin du mois au Sénégal. Dans une déclaration à la presse, le président de la FMB, Pascal Telvar, indiquait que les boxeurs seychellois ont régulièrement participé à des stages à l’étranger ces derniers temps et qu’ils ont dû bénéficier de partenaires d’entraînement de haut niveau. Si ce n’est pas un nivellement vers le bas, alors cela y ressemble. Sans remettre en question le niveau de la boxe seychelloise, faut-il rappeler à Pascal Telvar que c’est Maurice qui faisait la leçon aux Dallons dans le passé ? Preuve, si besoin est, de la déchéance de la boxe mauricienne. Le président de la FMB évoque aussi des contraintes financières. Pourquoi la FMB ne frappe-t-elle pas aux portes des sponsors ? Encore faut-il qu’elle soit crédible pour aspirer à un tel soutien si tel a été le cas.
Six boxeurs défendront les couleurs mauriciennes aux Championnats d’Afrique prévus à partir du 19 octobre en République démocratique du Congo. Ainsi, selon le président de la Fédération mauricienne de boxe (FMB), Pascal Telvar, c’est le tournoi organisé par l’International Boxing Association (IBA) qui est privilégié, contrairement à celui de World Boxing ! « Selon nos informations, la majorité des pays participeront à la compétition de l’IBA. Le niveau sera donc plus élevé et ce sera meilleur pour nos boxeurs… », a-t-il déclaré à la presse. Pourquoi, alors, la FMB n’use-t-elle pas des compétences de Rajiv Rajcoomar, International Technical Officer de l’IBA, pour animer des sessions de formation à l’intention des acteurs locaux ? Ce même Rajcoomar dont les services sont pourtant très souvent retenus par l’IBA pour officier aux Championnats du monde, mais aussi supervisé des formations à l’intention des officiels !
Alors que Rémi Feuillet a été éliminé d’entrée aux Championnats du monde qui se déroulent à Baku, en Azerbaïdjan, deux des trois judokates de Madagascar brillent, elles, dans leurs catégories respectives. En effet, ces dernières ont passé le premier tour, dont Laura Rasoanaivo, 22e mondiale dans la catégorie des moins de 70 kg. Cette dernière a même été expéditive en s’imposant par ippon en seulement quatre secondes face à une Roumaine ! Ces judokates, dit-on, vivent à Madagascar, mais participent régulièrement à des stages et compétitions à l’étranger. Comment aussi la Fédération malgache a-t-elle pu déléguer une équipe de trois judokates, alors que Maurice n’en a envoyé aucun ? Sachant que Rémi Feuillet vit et s’entraîne en France, on doit donc déduire que la Fédération mauricienne de judo n’avait aucun candidat potentiel à ces Mondiaux !
C’est la preuve de la grande faiblesse de cette fédération, compte tenu du fait que les judokas locaux n’ont pas été capables de briller ni aux Championnats d’Afrique de cette année ni aux Jeux du Commonwealth. Qu’en pense justement le ministre de la Jeunesse et des Sports, Deven Nagalingum, sur cette fédération ?

