Se faire soigner dans un établissement médical privé à Maurice nécessite d’avoir les moyens financiers adéquats. Même dans ce cas, il y a de l’abus, pour ne pas dire de l’exploitation des patients. C’est le sujet qu’aborde Yves Giraud, notre invité de ce dimanche, président puis membre bénévole de plusieurs ONG et autres associations s’occupant de soins médicaux et paramédicaux. Dans l’interview qui suit, il tire la sonnette d’alarmes sur certaines pratiques existant dans le secteur médical privé. Il cite pour illustration deux cas de surfacturation dont il s’est personnellement occupé.
O Que diriez-vous pour vous présenter rapidement, Yves Giraud ?
— Je suis un homme qui a dépassé son espérance de vie depuis quelques années déjà et qui profite chaque jour. Modestement, j’ai essayé, depuis de nombreuses années, de défendre ceux qui ne pouvaient pas le faire, des personnes qui n’ont pas l’habitude de parler, d’écrire pour défendre et réclamer leurs droits, et qui se sentent désemparés vis-à-vis des autorités, de l’administration. En particulier, dans le secteur de la santé privé, qui me touche particulièrement.
O C’est dans le cadre de cette action personnelle que vous tenez à raconter deux cas spécifiques. On a l’habitude à Maurice de critiquer le secteur de la santé publique, pour son inefficacité, sa lenteur, en pensant que la situation est meilleure dans le secteur médical privé. Ce n’est pas toujours vrai.
— Les Mauriciens sont heureux que notre pays se développe dans ce domaine, mais malheureusement, il y a, à mon sens, dans le secteur médical privé une dérive sur le plan humain et administratif sacrifié pour la recherche du profit maximum. Ce qui fait qu’aujourd’hui, des établissements privés abusent éhontément de la situation vis-à-vis des patients bénéficiant d’assurances médicales locales ou étrangères, ce qui n’est pas dans les possibilités de tout un chacun. Aussi, des personnes non assurées, relativement jeunes ou âgées, frappent à leurs portes et sont à leur merci. Ces personnes n’ont pas les moyens de discuter : on leur dit c’est comme ça et si vous n’êtes pas content, allez ailleurs.
O Est-ce qu’on peut dire que pour certains de ces établissements de soins médicaux du privé, la santé est un business comme les autres, dont le but principal est de faire des profits, d’augmenter le rapport sur investissement de leurs actionnaires ?
— Absolument. Maurice s’est développée assez lentement au cours des années précédentes, ainsi que les systèmes de santé privé, mais on a assisté, ces temps derniers, à une floraison dans ce domaine. Ce qui amène à croire que c’est un secteur très porteur financièrement, sinon il y aurait moins d’intérêt à investir dans des établissements privés d’envergure et d’importance.
O Pour illustrer cette dérive sur le plan humain sacrifié sur la recherche du profit, vous citez deux dernières affaires dont vous vous êtes personnellement occupé.
— Je les traite de dernières affaires en date, parce que j’en ai connu énormément dans le passé. Il faut savoir que de 2014 à 2021, j’ai été un des représentants à Maurice de la Caisse des Français de l’Étranger (CFE), une compagnie d’assurance qui fait partie de la sécurité sociale française et dont les adhérents sont des Français vivant et travaillant à Maurice, ou des binationaux mauriciens. À ce titre, j’ai eu à traiter beaucoup d’affaires avec les cliniques privées mauriciennes, en particulier avec la seule agréée pendant des années, Darné, qui a depuis changé de nom. J’ai eu malheureusement, au fil des années, affaire à des cas dans lesquels je me suis rendu compte qu’il y avait des abus inexplicables et inexpliqués.
O On peut parler d’abus voulus ou découlant de circonstances ?
— Il me semble que ces abus sont devenus un système d’opération organisé, dans lequel on essaye d’exploiter – je n’irais pas jusqu’à utiliser le terme extorquer – les patients. Mais revenons, si vous le voulez bien, à la dernière affaire que je veux citer en exemple et qui a fait l’objet d’échange de courriels entre le Chief Operating Officer de la clinique C-Care Darné et moi-même. Au début de 2025, une de mes connaissances, un homme de condition modeste qui travaille sur un établissement sucrier et gagne un peu plus que le minimum vital en terme de salaire, vient me voir. Son épouse avait été renversée par un véhicule sur la voie publique et avait été, malheureusement, mal soignée à l’hôpital public. L’opération qu’elle avait subie à la jambe n’avait pas été réussie, elle boitait et avait mal. Après avoir constaté son état, je leur avais dit qu’il n’était pas question qu’elle continue à souffrir, et je les avais emmenés consulter un orthopédiste qui opère à la clinique C-Care Darné. Le docteur a rencontré le couple en ma présence, fait une consultation et une radio à l’épouse, sans réclamer d’honoraires. C’est un geste qui doit être souligné. Après examen des résultats, le médecin explique qu’il peut régler le problème en procédant à une opération qui nécessitera une hospitalisation de quelques jours à la clinique où il travaille. Le chirurgien établit un devis de Rs 250,000 tout compris, ce qui est beaucoup pour quelqu’un qui ne gagne pas beaucoup d’argent, mais il estime qu’en faisant appel à la solidarité, qui existe au sein de sa famille, il peut réunir la somme nécessaire. Deux jours après, il arrive à récolter la somme et reçoit un devis de la clinique qui l’informe que l’opération coûtera Rs 360,000, c’est-à-dire Rs 110,000 en plus, avec une prothèse coûtant Rs 75,000. Scandalisé, je vais à la clinique pour demander des explications, j’en parle au chirurgien qui dit qu’il s’occupera de l’affaire. Quelques jours après, la clinique émet un nouveau devis pour Rs 300,000, avec une diminution conséquente pour la prothèse.
O Comment est-ce que la clinique explique cette hausse, puis cette baisse de devis ?
— Subséquemment, l’administration de la clinique viendra dire que le premier devis avait été fait sur les prescriptions du chirurgien, mais que, par la suite, « certain adjustments were made » qui expliquent la différence entre le devis du chirurgien et celui de la clinique. À mon avis, le devis avait été fait disons un peu à la légère car autrement on ne peut pas expliquer que la somme soit passée de Rs 360,000 à Rs 300,000 du jour au lendemain. Le couple estimait qu’il n’avait pas les moyens de faire l’opération au nouveau prix, mais avec l’aide de quelques amis, on a réuni la somme manquante et l’opération, prévue pour le mois de mars, est effectué au mois d’août, et son coût final sera de Rs 283,037.67.
O Est-ce que cette opération, dont le coût a été longuement négocié, a été réussie ?
— Oui, mais tout n’était pas fini. La patiente allait bien mieux, mais il fallait retirer de sa jambe une tige, qui avait été placée pendant l’opération. Au début de cette année, on lui demande de revenir en clinique pour une nouvelle petite opération et on lui envoie un devis de Rs 61,800. La nouvelle opération est faite au mois de janvier et au moment de quitter la clinique, on réclame au couple la somme de Rs 89,172,09 soit 44% de plus que le devis initial. Somme que le couple a dû payer avant que la patiente soit autorisée à quitter les lieux. C’est-à-dire la somme de Rs 27,000 en plus. Quand j’apprends la chose, quelques jours après l’opération, j’ai été choqué et ai demandé à rencontrer le CEO de la clinique C-Care Darné. Je dois dire qu’il a été charmant, m’a bien reçu, en commençant par me demander pourquoi je m’occupais de ce cas ?
O Autrement dit, de quoi vous mêlez-vous ?
— Je lui ai répondu que je connaissais le couple en question depuis des années, que ce sont des gens simples que je m’efforçais d’aider, tout comme j’aurais aidé n’importe qui se trouvait en difficulté. Le CEO m’a ensuite expliqué que dans ce cas, il y avait eu une erreur de facturation en raison d’un mélange des codes en vigueur à la clinique. Je lui ai répondu que l’erreur est humaine, mais que ce n’est pas le patient, qui en est la victime, qui doit en faire les frais. Il y a eu d’autres échanges de correspondance entre la clinique et moi sur cette affaire, et une rencontre entre la direction et le couple et, à la fin du mois dernier, trois mois après l’opération, la clinique a remboursé au couple les Rs 27,352.09 correspondant au montant indûment perçu par la clinique. En exprimant ma satisfaction au CEO, je lui ai envoyé l’email suivant : « Cela étant, une interrogation demeure : sans mon intervention personnelle dans ce dossier, la famille X aurait-elle été informée par C-Care Darné, plusieurs mois plus tard, de l’existence de cette malencontreuse erreur de facturation et au remboursement qui en découlerait ? Chacun pourra, je le crains, aisément en apprécier la probabilité. Je me permets, par ailleurs, d’attirer votre attention sur la situation de M. X, âgé de 59 ans, employé du même établissement depuis 36 ans et percevant un salaire mensuel de base de Rs 22,000 (soit environ Rs 709,68 par jour.) Dans ce contexte, il est particulièrement préoccupant de constater qu’une erreur de facturation ait conduit la clinique à lui réclamer un montant excédent son revenu mensuel, alors que les résultats financiers de votre groupe (au 30 juin 2025) font apparaître des bénéfices nets journaliers de plus de Rs 1,200,000. Au-delà de l’écart manifeste entre ces deux réalités, cette situation interroge non seulement les mécanismes de contrôle interne mais également la perception, largement répandue, de pratiques tarifaires particulièrement élevées, insoutenables pour une grande partie de la population. Il apparaît, dès lors, essentiel qu’une vigilance accrue, associée à une approche à la fois rigoureuse et profondément humaine, soit durablement mise en œuvre chez C Care, notamment à l’égard des patients ne disposant pas de couvertures médicales coûteuses mais aussi relativement généreuses… »
O Avez-vous reçu une réponse à cet email ?
— J’ai reçu une courte réponse du CEO m’indiquant que le dossier en question avait été revu, une solution trouvée, et avait été clôturé. Le CEO m’a également écrit que « Nous prenons également note de vos observations générales lesquelles seront dûment considérées dans le cadre de notre démarche continue d’amélioration. »
O Donc, fin heureuse de la première affaire. Abordons le deuxième cas dont vous voulez parler.
— Lors de ma rencontre avec le CEO de la clinique, j’ai évoqué un autre cas dans lequel j’avais été impliqué. Il s’agissait d’une amie de la famille qui, en octobre 2022, subit un AVC. Elle est conduite à la clinique en ambulance et nous en sommes informés. Quand nous arrivons à la clinque, nous découvrons notre amie aux urgences, allongée sans connaissance, sur un trolley. Avant de procéder à des soins, on nous dit « qu’il faut faire les papiers d’abord », c’est-à-dire sa carte d’identité et une carte bancaire que mon épouse va chercher à son domicile. Après avoir consulté ses enfants qui étaient à l’étranger et qui me demandent de prendre les décisions qu’il faut pour que leur mère ne souffre pas. On réclame sa carte d’assurée qu’on ne trouve pas, et je me porte alors garant des dépenses, et deux heures après son admission, notre amie est dirigée vers les soins intensifs. Un neurologue vient me voir pour me dire que mon amie est gravement malade avec un caillot au cerveau et n’a plus que quelques heures à vivre, mais qu’on peut l’opérer.
O Pour quelle raison l’opérer puisqu’elle n’avait que quelques heures à vivre ?
— C’est la question que j’ai posée. Il m’a répondu que ça ne changerait pas grand-chose, mais qu’il fallait le dire à celui qui représentait la famille, que c’était la procédure. J’ai répondu de ne faire aucune opération et de s’assurer que notre amie, qui était déjà dans le coma, ne souffre pas. Elle est décédée le lendemain comme annoncé et, avant de prendre possession de sa dépouille, j’ai dû payer les dépenses et j’ai été très surpris de découvrir le montant de la facture : plus de Rs 90,000 pour quelques heures en clinique, dont Rs 80 pour un appel téléphonique ! J’ai parlé de ce cas au CEO de la clinique, lors de ma rencontre, pour lui dire que je voulais avoir des détails sur les « soins » prodigués à mon amie pendant son court passage à la clinique, et il m’a promis qu’il allait revenir vers moi.
O Réponse classique des administrations pour se débarrasser des importuns. Il est revenu vers vous ?
— J’ai dû le relancer par écrit. Dans une première réponse, il m’a été dit que la clinique n’avait aucun dossier prouvant que notre amie était passée par ses services. J’ai répondu que non seulement j’avais des reçus des sommes payées pour son passage, mais que je détenais aussi son certificat de décès, émis par la clinique et signé par de ses médecins ! Quelque temps après, le CEO m’a répondu qu’effectivement, on avait pu retrouver les informations « qui n’étaient pas identifiables lors des premières recherches ». Mais il soulignait que « conformément aux règles strictes de confidentialité médicale et de protection de données », la clinique n’était pas en mesure de partager des informations détaillées sans une autorisation officielle de la famille proche. Les enfants de mon amie disparue n’ayant pas souhaité relancer cette affaire, nous en sommes restés là.
O Oui et non, puisque vous avez décidé de rendre publiques ces deux affaires. Pourquoi le faites-vous ?
— Je l’avais déjà mentionné dans mes échanges de vive voix et par email avec le CEO de la clinique. J’avais écrit que j’estimais qu’il fallait informer « la presse et le public des pratiques inacceptables, en matière de facturation, surtout envers les patients les plus démunis, souvent des petites gens, non détenteurs de coûteuses assurances médicales avec peu ou pas de moyens de marchandage. Je pense qu’il est de mon devoir de citoyen d’informer le public de ce genre d’affaire qui risque de leur arriver. Surtout pour que ceux qui ne sont pas couverts par une assurance médicale – parce qu’ils n’ont pas les moyens de se la payer ou sont trop vieux pour être couverts – sachent au-devant de quoi ils vont, à quoi ils peuvent éventuellement s’attendre quand ils se font admettre dans une clinique. Il y a des cas innombrables qui se passent avec des assurés qui disent que c’est l’assurance qui va payer et ce n’est pas la peine d’aller se battre contre les administrations des cliniques, et des gens qui n’ont pas les moyens humains et financiers de le faire qui se laissent faire. »
O Vous avez dit avoir copié toutes vos lettres au CEO aux directeurs de la compagnie qui possède la clinique. Est-ce qu’ils vous ont répondu ?
— Je précise que les copies de toute la correspondance en question ont été envoyées aux membres de l’équipe du CEO, mais également au CEO du groupe, aux directeurs financiers du groupe. Ils n’ont pas jugé utile de me répondre. O Certains ne manqueront pas de dire que vous semblez faire campagne contre C-Care Darné, alors que d’autres cliniques ont aussi une politique visant d’abord et avant tout la rentabilité, pour ne pas dire le profit. – D’après ce que j’entends, il y a effectivement beaucoup d’autres d’affaires dans les autres cliniques, mais je ne peux parler que de cas que je connais. C’est pour cette raison que je ne mentionne que deux affaires auxquelles j’ai été mêlé directement.
O Avez-vous le sentiment que les cas que vous avez évoqués sont des exceptions qui confirment la règle, ou sont l’illustration d’une pratique généralisée ?
— Je ne peux pas parler d’exception parce que je connais personnellement beaucoup de cas semblables. Je ne suis pas le seul à avoir entendu parler de consultations de docteurs qui n’ont jamais visité des patients admis, dont les honoraires sont réclamés par la clinique. Il arrive même qu’on réclame des consultations pour des médecins qui sont à l’étranger ! Tout le monde a entendu parler de devis qui augmentent de façon considérée et qu’on doit impérativement payer avant de quitter l’établissement. Ce qui est inacceptable, c’est que l’on s’adresse à des personnes malades, inquiètes, désarmées, qui ont peur d’être blacklistées à l’avenir et qui laissent faire et payent plus que ce qu’elles devraient.
O À quoi faut-il attribuer ce manque manifeste d’empathie pour les patients traités comme des clients ?
— Il ne faut pas oublier que beaucoup de cliniques mauriciennes ont été fondées et gérées par des institutions religieuses, ce qui fait une différence. Il y a dans ces cliniques une attitude vis-à-vis du patient et des soins très humains qu’on donne. Je pense que même en n’étant pas médecins ou infirmiers, les religieuses sont arrivées à inculquer le sens du devoir et du service à leurs personnels, ce qui explique leur très bonne réputation de la part des patients. O On avait cru que la multiplication des cliniques privées allait faire naître une concurrence qui allait profiter aux patients. On dirait que ce n’est pas le cas. – Je ne crois pas que ce soit le cas, malheureusement. Nous sommes arrivés à une situation où le Mauricien moyen a beaucoup plus de moyens financiers qu’il y a 20 ans. La plupart des gens sont assurés et quand ils ont un problème de santé, ils vont dans les cliniques, sachant que pour beaucoup d’entre eux, les soins médicaux font partie de leur package salarial. Eux n’ont pas de problème pour se faire admettre en clinique et se soigner, mais ce n’est pas le cas des autres, des non assurés pour diverses raisons, qui sont les plus nombreux pour qui il ne reste que l’hôpital public.
O Pourquoi est-ce que les victimes du système, les non assurés, se taisent et laissent le système perdurer à leurs dépens ?
— Pour de multiples raisons, dont celle de se faire boycotter la prochaine fois quand ils auront besoin de se faire soigner. Il faut que chacun assume ses responsabilités et fasse son devoir, ce que j’estime faire en parlant publiquement des deux cas cités. Je vais essayer d’aller au-delà en demandant aux membres du public, victimes du système, de prendre contact avec moi, de parler, de raconter pour que les autres sachent et que ceux qui gèrent le système arrêtent d’agir en toute impunité. Mon email est : jfyvesgiraud@gmail.com
On a parlé des cliniques qui encouragent les médecins travaillant dans leurs établissements à prescrire le maximum de tests médicaux, afin d’amortir l’investissement dans les machines. On a parlé de médecins incités à prescrire le maximum de tests médicaux et qui recommandent qu’ils soient faits dans certains laboratoires, et pas d’autres. Sans compter que les prix varient d’un laboratoire à un autre, alors qu’on utilise les mêmes produits de base. Je ne dis pas qu’il y a un système de commission par prescription entre médecins et cliniques, mais certains le pensent. Et malgré tout ce que les victimes racontent à leurs proches, les consultations des cliniques ont des queues longues comme devant le caveau du Père Laval le 9 septembre.
O Quelle serait la solution à tous ces problèmes que nous venons d’évoquer ?
— Il faudrait, sans doute, que les autorités se penchent sur les prix des consultations, des prestations, des traitements médicaux. Mais il faudrait, surtout, que les patients arrêtent de patienter et de se laisser abuser en silence et fassent entendre leurs voix. O Et si cette interview ne débouche sur rien, sinon des coups de téléphone et des messages disant : Bravo, vous avez raison sur toute la ligne, mais on préfère ne pas parler pour ne pas avoir des ennuis, éviter des représailles…? – Si cela arrive, et je ne le souhaite pas, j’aurais comme je l’ai dit dans les correspondances échangées avec le CEO de C-Care Darné, fait mon devoir de citoyen.

