Le vice-Premier ministre et ministre des Administrations régionales, Anwar Husnoo, avançant que « Maurice est très vulnérable aux intempéries » confirme que plusieurs agences travaillent étroite en collaboration pour faire face à cette situation.
« Après les Flash Floods de 2013, le gouvernement a mis en place une structure comme le National Disaster Risk Reduction and Management Centre (NDRRMC) pour une meilleure synergie afin de faire face aux catastrophes naturelles », a-t-il déclaré.
Il est revenu sur le rôle du NDRRMC dans des situations de crise où le centre canalise les renseignements pour que les institutions comme la Special Mobile Force (SMF), le Mauritius Fire and Rescue Service (MFRS) et les collectivités locales puissent intervenir rapidement sur le terrain.
Lors de son intervention à la mairie de Port-Louis pour marquer la journée internationale de la prévention des catastrophes, Anwar Husnoo a aussi évoqué l’urgence de réaliser les sept objectifs du Sendei Framework 2015-2030 qui sont réduire
-les Casualties dues aux catastrophes,
-le nombre de personnes sinistrées,
-les pertes économiques,
-les dommages aux infrastructures,
-accroître le nombre de stratégies nationales et locales pour prévenir contre les catastrophes,
-renforcer la coopération internationale avec les pays en développement et
-améliorer l’accès aux systèmes d’alerte.
À ce sujet, le vice-Premier ministre a remercié l’Agence française de Développement pour sa contribution financière afin de permettre au gouvernement de réaliser les objectifs susmentionnés. Par ailleurs, la NDRRMC et son ministère vont suivre de près la réunion du COP- 26 à Glasgow.
« Le changement climatique a un impact sur des pays comme Maurice. Nous devons développer des stratégies avec nos partenaires pour réduire les risques de catastrophes », déclare-t-il. Il a rappelé que Maurice est au 51e rang au niveau mondial sur le World Risk Report 2021 et qu’il faut faire encore des efforts pour réduire la vulnérabilité du pays.
De son côté, Christine Umutoni, coordinatrice des Nations unies à Maurice, a estimé que Maurice est vulnérable face à certaines calamités comme les grosses averses. Elle avance que « Maurice doit travailler en collaboration avec des partenaires étrangers afin de dégager les meilleures stratégies et aussi acquérir davantage d’expertise ». Elle a aussi cité le naufrage du Wakashio entre autres.

