Jagutpal : « La Santé se trouve à un carrefour à Maurice »

– Le professeur Rakotonirina (Union Africaine) : « Grand temps de prendre conscience du rôle important du financement intérieur… »

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Un dialogue de haut niveau sur trois jours – axé sur le financement des projets nationaux prioritaires dans le domaine de la santé publique – a démarré, hier à l’hôtel Mauritius Resort & Spa à Balaclava. Cet événement, une initiative du ministère de la Santé et du Bien-être en collaboration avec l’Union Africaine, la SADC, l’AUDA et le Global Fund, entend fournir une plate-forme à l’intention des acteurs publics et privés pour discuter des questions de santé prédominantes, réfléchir sur les projets ambitieux en matière de santé, atteindre les objectifs fixés par la SADC et promouvoir la réalisation d’une couverture sanitaire universelle.

Parmi les nombreuses personnalités étrangères ayant fait le déplacement, figurent le directeur de la santé et des affaires humanitaires de l’Union africaine (UA), Julio Rakotonirina, l’ambassadrice de l’Agence de Développement de l’Union africaine (AUDA) – Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique, Narjes Dridi, et la directrice Social and Human Development de la Southern African Development Community (SADC), Dduzile Simelane.

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Le ministre de la Santé, Kailesh Jagutpal, affirme que la santé et le bien-être des citoyens étaient une priorité absolue pour le gouvernement. Il a indiqué que Maurice, en tant qu’État membre de l’UA, s’est engagée à accroître les ressources nationales dans le domaine de la santé et à améliorer l’efficacité, l’équité et la gouvernance du secteur.

À cette fin, le ministre a avancé que les investissements publics avaient été soutenus pour assurer un accès universel et gratuit à des services de santé de qualité pendant l’épidémie de COVID-19. « Le gouvernement a également fait de grands progrès en investissant dans les infrastructures et les équipements afin de mieux répondre aux besoins de la population », dit-il.

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Kailesh Jagutpal a mis en exergue que le secteur de la santé se trouvait à un carrefour où il devait prendre des orientations stratégiques supplémentaires pour obtenir des ressources financières et une main-d’œuvre plus adaptée et compétente, cela en vue de répondre aux besoins croissants de la population.

Il soutient que les petits États insulaires en développement comme Maurice sont confrontés à des menaces aiguës et existentielles en matière de santé et de développement, face au changement climatique, aux maladies non transmissibles et celles transmissibles émergentes et réémergentes, comme le COVID-19.

« Il est donc nécessaire de réfléchir à de nouvelles réformes pour des dépenses améliorées et efficaces dans les services de santé, ainsi qu’à un plus grand investissement dans le système de santé », ajoute le ministre de la Santé.

Pour sa part, le professeur Rakotonirina a fait ressortir que le financement se présente en pilier clé nécessitant une attention accrue. « Il est grand temps de prendre conscience du rôle important du financement intérieur dans le secteur de la santé pour améliorer l’efficacité et la qualité des services de santé », a-t-il dit.

Par ailleurs, le directeur de la santé et des affaires humanitaires de l’Union africaine (UA) a mis en avant l’importance de promouvoir le dialogue entre les pays membres en vue de rendre meilleur le financement de la santé, de combler le déficit de financement, de parvenir à une couverture sanitaire universelle et de favoriser le développement du secteur conformément aux objectifs de l’UA.

Le professeur Rakotonirina a exprimé sa gratitude à tous les partenaires clés et a appelé les autres pays à adopter la pratique du partage du dialogue afin de pouvoir travailler ensemble et respecter les engagements de l’UA en matière de financement même de la santé.

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