OPÉRATION SAVAT DODO — Affaire Menlo Park : Deepshika Gowreesunker saisit la Cour suprême contre la police

Deepshika Gowreesunker, ex-Relationship Manager de la Mauritius Commercial Bank, a déposé une requête devant la Cour suprême, jeudi. Elle sollicite le retrait de l’enquête policière la concernant des mains de l’Anti Money Laundering Unit du Central CID, estimant que celle-ci manque d’impartialité et d’indépendance. Dans sa démarche, elle met en cause plusieurs instances, dont le commissaire de police, le Directeur des Poursuites Publiques (DPP) ainsi que l’ASP Balmick Dussoye.

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Cette affaire s’inscrit dans le cadre du premier volet de l’opération Savat Dodo, avec l’enquête liée à un financement accordé par la Mauritius Investment Corporation (MIC) à la société Menlo Park Ltd. Deepshika Gowreesunker explique avoir été arrêtée le 20 mai 2025 à la suite d’une perquisition à son domicile. Elle avait ensuite été provisoirement inculpée pour le délit de Perverting the Course of Justice avant de retrouver la liberté conditionnelle.
Elle soutient avoir coopéré pleinement avec les enquêteurs tout au long de l’investigation et devait accuser l’ASP Balmick Dussoye de faire preuve de partialité dans le traitement du dossier. Elle mentionne aussi des échanges attribués à l’ancien gouverneur de la Bank of Mauritius, Rama Sithanen, qu’elle considère « comme des indices d’une possible ingérence extérieure. »

Elle revient aussi sur un incident survenu durant la semaine écoulée au bureau de l’AML Unit et affirme avoir été détenue de manière illégale le 15 avril. Elle allègue que l’ASP Balmick Dussoye aurait demandé à ses avocats, Me Rouben Mooroongapillay et Natasha Behary, de quitter le bureau, et pas elle. Ses représentants légaux ont demandé si elle était détenue. Selon elle, le responsable de l’enquête n’a pas donné une réponse claire en disant « may be ».

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Face à cette réponse incohérente, les avocats ont voulu partir avec Deepshika Gowreesunker. Selon elle, le haut gradé aurait lancé : « Pran li ale nou gete ». Elle déclare que c’était une situation anormale et qu’il y avait une certaine tension sur place. Elle estime que la police n’aurait pas « properly recorded » sa déclaration, ni considéré son « documentary evidence » avec la vérification de son relevé bancaire. La plaignante a qualifié cet exercice de « breach of procedure ».

 

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