Jusqu’au 14 octobre au Caudan Arts Centre — Kontanporin 26 : Les Entrelacs

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C’est une nouvelle édition de Kontanporin (sur une idée de feu Ismet Ganti et Rishi Seeruttun) qui se tient au Caudan Arts Centre. L’exposition est centrée sur la diversité des pratiques contemporaines à Maurice et les interconnexions entre les cultures, les disciplines, les formes, le monde naturel. La scène de l’art contemporain à Maurice se signale, une nouvelle fois, par sa diversité. Peintures, sculptures, photographies se côtoient pour questionner notre époque, notre environnement, nos identités et prolonger les recherches formelles de la matière picturale. Les artistes qui exposent sont : Audrey Holland-Albert, Laetitia Mc Veay, Catherine Li, Nalini Treebhoobun, Mala Chummun Ramyead, Neermala Luckeenarain, Hans Ramduth, Rishi Seeruttun, Salim Currimjee, Devanand Bungshee, Nirmal Hurry, Ismet Ganti.

Alors que les motifs, les formes géométriques, les couleurs et les signes circulent d’un univers à l’autre, Kontanporin tisse un réseau de correspondances entre  motifs, rythmes,  structures et recherches formelles. Les artistes puisent dans les matières, les mouvements, les cycles, les mythes et les transformations de la nature pour élaborer des œuvres singulières. Autant de fragments au sein d’un ensemble complexe de relations entre environnement, matière, mémoire et culture.

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À la dimension organique, les assemblages de fragments de recherche, les correspondances entre le micro et le macro sur table de Laetitia Mc Veay, répond le langage de la géométrie, de la couleur de l’artiste et architecte Mauricien Salim Currimjee. Son travail explore l’espace, l’échelle et la couleur et la multiplicité des perspectives à travers la peinture, la sculpture, le collage.

La présence du symbole ouvre la porte à un monde traversé par des interconnexions constantes. Hans Ramduth, universitaire et artiste, explore la fabrication artisanale du papier. Il élabore aussi le concept de « L’imaginal »,  un espace de reconnexion à univers mythique partagé, Symboles, formes géométriques, motifs, art, spiritualité trouvent un prolongement inattendu dans ses différentes expérimentations.

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Peinture, sculpture et photographie deviennent différents moyens d’explorer une même question : comment les formes artistiques circulent-elles entre le réel et l’imaginaire ? Ce mouvement concerne également les rapports entre l’homme et son environnement. Les œuvres suggèrent des liens entre le visible et l’invisible, le microcosme et le macrocosme, l’organique et le géométrique. Elles donnent à voir un monde fait de correspondances plutôt que de séparations.

Les interconnections sont aussi visibles dans les œuvres de Rishi Seeruttun : appel à la solidarité, à la sensibilisation et surtout à la paix. Mise en garde et espoir de reconstruction après la destruction en matière de dégradation de l’environnement. De son côté, Mala Chummun établit des connexions entre nature, société spiritualité. Catherine Li évoque l’effacement le passage du visible à l’invisible dans un jeu de textures (Évanescence).

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Dans les travaux exposés d’Ismet Ganti, le regardeur est invité à circuler entre les signes, les fragments et les différentes couches de la composition. Son travail artistique s’inscrit dans une réflexion sur l’être humain, la société, le monde et ses turbulations. Sa dernière exposition, Pangée, présentée en février 2025, réunissait sculpture, dessin, collage, peinture, textes et techniques mixtes autour de l’idée d’une unité intérieure et d’un monde sans frontières.

On pourrait continuer de citer d’autres noms dans cette manière de regarder notre époque : un monde complexe, traversé par des transformations et des interactions constantes. Mais l’important est que les formes, les symboles, les matières, les couleurs, les expérimentations deviennent les témoins d’un monde en perpétuelle mutation et l’amorce d’une nouvelle connexion.

N.L

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