À peine deux cadres techniques suspendus que le département Engineering de la MBC était déjà réorganisé ! Sous la houlette d’un ancien homme fort de l’administration, une dizaine de subalternes, dont plusieurs proches de l’ancienne garde, auraient hérité de responsabilités stratégiques. Au moins, le problème d’un département à deux têtes est réglé ! Mais à qui profite cette redistribution express ?
Pendant ce temps, des dossiers autrement plus encombrants attendent des explications. Les trois cars de reportage achetés en 2019 ? Un seul serait aujourd’hui véritablement fiable. Et ces pièces qui auraient disparu des dossiers de négociation et d’acquisition après novembre 2024 ? Voilà qui mérite vérification!
On s’interroge aussi sur des équipements audiovisuels qui auraient pris des chemins plutôt inattendus, sur des achats de maquillage — fonds de teint et blush compris ! — et sur une mystérieuse console de mixage sans marque clairement identifiable, destinée au Studio A, que personne ne semblerait vouloir utiliser.
Mais le plus intéressant pourrait se trouver dans les dizaines de contrats de prestations techniques, représentant plusieurs dizaines de millions de roupies. Sans oublier les achats de films Bollywood, les accords publicitaires, les trade exchanges, Millionnaire, voire l’utilisation de véhicules et de personnel pour des événements privés. Le dossier Pack n Blister serait-il le seul à mériter qu’on s’y attarde ?
Et attention : ces dépenses ne s’approuvent pas toutes seules ! Direction générale, administration, procurement, ancien conseil d’administration… Qui a proposé, qui a recommandé et qui a avalisé quoi ? Les responsabilités éventuelles pourraient dépasser largement les deux suspendus.
À la MBC, certains semblent pressés de redistribuer les fauteuils. Le personnel, lui, attend surtout qu’on ouvre les dossiers. Tous les dossiers. Sans règlement de comptes, mais surtout sans cover-up.

