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Nouvelle vague de chaleur en France, désormais totalement touchée par la sécheresse

Frappée par une troisième vague de chaleur estivale qui remonte et s’intensifie dans le sud du pays, la France est désormais entièrement frappée par la sécheresse, après le passage de Paris et sa petite couronne sous « vigilance », conséquence d’un mois de juillet le plus sec jamais enregistré.

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La préfecture d’Ile-de-France a placé en vigilance « sécheresse » Paris, et les départements autour.

La France devrait connaître mercredi et jeudi « des températures maximales entre 34 à 38 °C et localement 40°C », a indiqué lundi soir le prévisionniste Météo-France.

Quatre départements du Sud-Est (Ardèche, Drôme, Gard et Vaucluse) et les Pyrénées-Orientales restent en vigilance orange.

Cinquante autres départements, au sud d’une ligne allant d’Ouest vers l’Est, de la Charente-Maritime jusqu’à l’Alsace, sont en vigilance jaune.

Cette nouvelle canicule s’annonce plus brève et moins intense, précise Météo-France, que celle de mi-juillet mais sa répétition rend encore plus perceptibles les conséquences du réchauffement climatique.

Et ce retour si rapide de fortes chaleurs vient frapper une majeure partie du pays déjà affectée par une sécheresse exceptionnelle et aux conséquences immédiates, notamment sur l’agriculture, le transport fluvial ou les loisirs aquatiques.

Seulement 9,7 millimètres de précipitations agrégées ont été enregistrés en France métropolitaine le mois dernier, un déficit d’environ 84 % par rapport aux normales, presque aussi peu que les 7,8 mm de mars 1961, le record des minima depuis les premiers relevés nationaux en août 1958.

« Ce fort déficit de précipitation, qui fait suite à un printemps très sec et conjugué avec des fortes chaleurs, contribue à aggraver l’assèchement des sols », met en garde Méteo-France.

Si désormais l’ensemble de la France est sous vigilance « sécheresse » avec des restrictions d’eau à différents niveaux, 57 préfectures ont désigné des territoires en état de crise, synonyme d’arrêt des prélèvements non prioritaires « y compris des prélèvements à des fins agricoles ».

« Seuls les prélèvements permettant d’assurer l’exercice des usages prioritaires sont autorisés (santé, sécurité civile, eau potable, salubrité) », explique le site d’information sécheresse du gouvernement, Propluvia.

Si les étés sont secs dans le Sud, avec le réchauffement climatique, l’intensité de ces épisodes de sécheresse risque encore d’augmenter, selon les experts de l’ONU.

L’Europe occidentale a fait face en juillet à une sécheresse historique et à deux vagues de chaleur en à peine un mois, au cours desquelles se sont déclenchés des feux de forêt ravageurs en France, en Espagne ou en Grèce.

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