Un vif brouhaha a éclaté mercredi à l’Assemblée nationale à l’issue de la PNQ du Leader de l’Opposition, Joe Lesjongard, sur la main-d’œuvre étrangère. Les échanges ont dégénéré en altercation verbale entre le ministre du Travail, Reza Uteem, et la députée Joanna Bérenger autour d’allégations de proximité entre une société candidate à une licence de recrutement et certaines personnalités politiques. Dans une atmosphère devenue particulièrement tendue, marquée par des interruptions répétées et des interventions simultanées de plusieurs députés, la Speaker, Shirin Aumeeruddy-Cziffra, a finalement quitté l’hémicycle après avoir tenté à plusieurs reprises de ramener l’ordre et de mettre un terme aux échanges.
La tension est montée lorsque Joe Lesjongard a interrogé le ministre sur Lexus Recruitment Agency, affirmant que les actionnaires de cette société seraient les conjoints de deux proches collaborateurs du ministre. Il lui a demandé si cette situation ne constituait pas un conflit d’intérêts. Reza Uteem a rejeté ces accusations, soutenant que l’attribution des licences est examinée de manière indépendante et selon des critères établis.
Les échanges se sont ensuite déplacés vers Joanna Bérenger lorsque le ministre a évoqué la proximité présumée d’une société candidate à une licence avec certaines personnalités politiques. La députée a immédiatement contesté ces affirmations et demandé au ministre de les étayer.
La Speaker est alors intervenue pour rappeler à l’ordre le ministre, soulignant qu’il s’agissait de la deuxième fois au cours de la séance qu’il s’adressait à la députée en l’appelant « Miss Bérenger » plutôt que « Honourable Member ». Elle lui a demandé de ne plus utiliser cette appellation.
L’ambiance s’est davantage détériorée lorsque plusieurs députés des deux camps ont commencé à intervenir simultanément depuis leur siège. Malgré plusieurs rappels à l’ordre, les interruptions se sont poursuivies, poussant finalement la Speaker à suspendre les échanges et à quitter l’hémicycle.
L’opposition a, pour sa part, indiqué vouloir revenir sur plusieurs aspects du dossier de la main-d’œuvre étrangère, estimant que certaines réponses fournies lors de la PNQ nécessitent davantage de précisions.

