Ashley Ramdass a déclaré que, lors des débats budgétaires de l’année dernière, il avait mis l’accent sur le fait que le changement ne se réalise pas en un jour. Il a dit constater aujourd’hui que cette vérité demeure plus pertinente que jamais, car gouverner ne consiste pas à distribuer des illusions.
« Gouverner, ce n’est pas faire des promesses que l’on sait ne jamais pouvoir tenir. Gouverner, ce n’est pas repousser les problèmes réels jusqu’à ce qu’ils explosent entre les mains de nos enfants qui, eux, n’auront rien demandé. Gouverner, c’est regarder la réalité en face, même lorsque cette réalité est inconfortable, même lorsque certaines décisions sont politiquement coûteuses. C’est précisément ce que le Premier ministre et ministre des Finances a tenté de faire à travers ce budget », fait comprendre le député.
« Parlons de la réforme de la pension dans le cadre du budget 2026-27. Les réformes doivent être comprises non pas de manière isolée, mais à la lumière des transformations profondes qu’a connues notre société. Nous faisons aujourd’hui, malheureusement, face à une réalité démographique incontournable. L’allongement de l’espérance de vie, l’évolution de la structure de notre population ainsi que la diminution progressive du ratio entre actifs et retraités exercent, regrettablement, une pression énorme sur notre système de protection sociale, et en particulier sur la soutenabilité de notre régime de pension », poursuit-il.
Selon Ashley Ramdass, le choix qui s’impose à nous n’est donc pas entre générosité et rigueur, mais entre une réforme responsable aujourd’hui et un déséquilibre demain. « C’est dans ce contexte que s’inscrivait la démarche initiale du Premier ministre visant à assurer la pérennité de la New State Pension. Mais gouverner, c’est aussi savoir écouter. En décidant de geler ce Means Test, le Premier ministre et son gouvernement ont montré qu’ils sont à l’écoute du peuple », ajoute-t-il.

