CASSIS ET RÉSIDENCE-VALLIJEE  | Révolte juvénile – Le dialogue prend le pas sur la répression

Ajouter en tant que source préférée sur Google

 

- Publicité -

Alors que des tensions ont éclaté dans plusieurs quartiers lors de la première journée de révolte, les habitants de Cassis et de Résidence-Vallijee ont choisi une autre voie pour ramener le calme. Mardi dernier, plusieurs habitants se sont mobilisés pour raccompagner chez eux des jeunes de moins de 15 ans, « sans violence et sans intervention policière », disent-ils. Une démarche citoyenne que les habitants considèrent aujourd’hui comme une victoire.

Et comment gérer la colère d’une jeunesse révoltée, parfois instrumentalisée et manipulée ? À Cassis et à Résidence-Vallijee, des habitants estiment avoir apporté un début de réponse « en privilégiant le dialogue, la proximité et la confiance plutôt que la confrontation ».

- Publicité -

Lors de la première journée de révolte, des jeunes de ces deux régions étaient descendus dans la rue et s’étaient opposés aux forces de l’ordre. Une situation tendue qui aurait pu déboucher sur davantage de violences. Mais dès le lendemain, plusieurs habitants ont décidé de prendre les choses en main.

Leur objectif était de ramener les mineurs chez eux. « Plusieurs habitants se sont mobilisés pour ramener les jeunes de moins de 15 ans chez eux, sans aucune violence et sans inclure la police », expliquent les habitants dans leur communiqué.

- Advertisement -

Pour ces derniers, cette démarche repose avant tout sur les relations humaines construites au fil des années au sein de la communauté. La connaissance du quartier, les liens de proximité avec les jeunes et le respect mutuel ont permis de désamorcer les tensions. « C’est le respect réciproque qui a permis cela, et non une méthode répressive », soulignent-ils.

Au-delà de cet épisode, les habitants souhaitent attirer l’attention sur la manière dont les autorités abordent la colère de la jeunesse. Selon eux, la réponse essentiellement répressive de l’État risque d’aggraver les tensions plutôt que de s’attaquer à leurs causes profondes. « La répression de l’État sur la jeunesse a toujours créé davantage de problèmes », avancent-ils.

EN CONTINU ↻