Une augmentation salariale de 18 % pour les employés de la State Insurance Company of Mauritius Ltd (SICOM) – telle est la revendication formulée par la SICOM Employees Union (SEU), affiliée à la Federation of Parastatal Bodies and Other Unions (FPBOU).
Au cours d’une conférence de presse tenue, hier, les dirigeants syndicaux Bose Hoolash et Deepak Benydin ont évoqué la révision salariale à la SICOM, estimant que celle-ci se fait attendre depuis trop longtemps. D’après eux, certains employés seraient contraints d’accepter des augmentations jugées dérisoires. Cette manière de procéder s’apparenterait, d’après les syndicalistes, à une politique de « divide and rule ».
Le président de la SICOM Employees Union, Bose Hoolash, a indiqué que le syndicat a déjà rejeté le rapport du Salary Review Commissioner Captor, les travailleurs considérant que les recommandations salariales sont injustes. Il a également fait état d’une lettre adressée au Human Resource Manager, Ackbaree Arekion, à ce sujet. Dans cette correspondance, il revient sur les échanges intervenus à la suite d’une assemblée générale spéciale de la SEU tenue le 12 août. « Following a special general meeting of SEU held on Thursday 12th of August 2026, many staff said that some receiving 1.7% and others less than 4% is unfair. Our negotiator, Mr D. Benydin, requested the management to review their decision. Mrs Nandita Ramdewar, the Group CEO, said it was already approved by the board. »
Bose Hoolash affirme également que la proposition du syndicat repose sur une augmentation « across the board » afin de ne pénaliser aucune catégorie d’employés. D’après lui, la direction aurait indiqué que l’exercice de révision salariale porte sur une période de cinq ans, une durée à laquelle la SEU s’oppose. Il avance également que le Salary Review Commissioner Captor n’aurait pas informé le syndicat de cet élément. « Comment peut-on accorder une augmentation salariale de 2 à 8 % à nos membres à une époque pareille ? Les travailleurs sont découragés. En même temps, ils utilisent la politique du Divide and Rule. Ils nous obligent à accepter leurs recommandations », dit-il.
Le syndicaliste affirme que certains employés seraient tentés d’accepter les propositions de la direction, notamment parce que la révision salariale aurait dû intervenir depuis quatorze mois. « On met la main à la gorge pour accepter leurs recommandations à travers le comité d’entreprise. Nous avons choisi de rapporter le cas devant l’Anomaly Committee », a-t-il ajouté.
Le président de la FPBOU, Deepak Benydin, qui avait à ses côtés Rajshree Thylamay, secrétaire de la fédération, estime que la direction de la SICOM ne devrait plus recourir à Captor pour les prochaines révisions salariales.
« Nous avons rejeté ce rapport. Comment se fait-il que la direction de la SICOM ait choisi de corriger ce rapport ? Il semblerait donc qu’il y ait ingérence. La SICOM jouit d’une bonne santé financière, mais elle ne veut pas partager ses résultats avec les travailleurs », ajoute-t-il.
Le président de la fédération a également appelé à la démission du président de la SICOM, Ashok Prayag, faisant valoir que celui-ci préside également la commission chargée de la réforme du système de pension.
Pour Deepak Benydin, le projet envisagé pourrait entraîner le transfert du plan de pension de la SICOM vers une nouvelle organisation associée au secteur privé. Il estime qu’une telle évolution pourrait entraîner des réductions d’effectifs, en établissant un parallèle avec la fermeture de l’ex-Central Housing Authority et la mise en place de la National Housing Development Company Ltd.

