Finances : Gopee cible les « salaires mirobolants » des hauts cadres

Le négociateur de la Federation of Civil Service and Other Unions (FCSOU), Narendranath Gopee, estime que le gouvernement devrait revoir à la baisse les rémunérations et avantages accordés à certains hauts cadres de l’administration publique. Selon lui, le salaire et les avantages financiers d’une directrice de département au sein du gouvernement représenteraient un coût total d’environ Rs 615 203 par mois.

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« Dans une période où le pays traverse des difficultés financières et où le gouvernement demande à la population de se serrer la ceinture, une telle largesse ne peut être tolérée. Nous ne pouvons accepter qu’un salarié touche le salaire minimum de Rs 20 000 alors que d’autres perçoivent quelque Rs 600 000 par mois », dénonce Narendranath Gopee.

Le syndicaliste soutient que la situation économique exige des sacrifices de la part de tous les citoyens. « Nous traversons  une période exceptionnelle où chacun doit consentir à des efforts afin d’aider le pays à surmonter les difficultés. Le gouvernement doit également faire preuve de responsabilité et cesser d’accorder des contrats assortis de salaires et d’avantages aussi extravagants. C’est une insulte à la classe ouvrière », déclare-t-il.

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S’il reconnaît les responsabilités associées à un poste de direction, Narendranath Gopee estime néanmoins que certains avantages sont excessifs. Il relève notamment « qu’en plus d’un salaire de base de Rs 161 000, la titulaire du poste bénéficierait d’une compensation salariale de Rs 3 400, d’une allocation carburant de Rs 18 615, d’une allocation téléphonique de Rs 1 500, d’un véhicule de fonction avec chauffeur, de Passage Benefits représentant 5 % du salaire annuel, ainsi que des 13e et 14e mois. Il est temps de revoir ces largesses et ces extravagances. La population a raison de s’indigner face à ce type de nominations. Je pense également que cette situation existe dans d’autres organismes publics », poursuit-il.

Le négociateur de la FCSOU exhorte le gouvernement à être davantage à l’écoute des difficultés rencontrées par les travailleurs au bas de l’échelle salariale et les bénéficiaires du salaire minimum. « Le gouvernement a déjà indiqué que le prochain budget sera difficile. Il devrait en profiter pour revoir ces allocations et avantages jusqu’à ce que la situation économique du pays ne s’améliore. Je lance un appel pressant pour que les salaires mirobolants des directeurs généraux et des CEO des corps paraétatiques soient réexaminés », conclut Narendranath Gopee.

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