Journée mondiale de la propriété intellectuelle 2026 — Le sport et l’innovation à l’honneur

Maurice : la MASA dans une situation délicate

Célébrée chaque année le 26 avril sous l’égide de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), cette journée met en lumière le rôle crucial des droits de l’esprit dans le progrès humain. Cette année, l’accent est mis sur l’univers du sport avec un slogan évocateur : « Propriété intellectuelle et sport : Prêts, partez, innovez ! ». La propriété intellectuelle est le moteur qui protège les inventions, les Å“uvres littéraires et artistiques, ainsi que les identités de marques en accordant aux créateurs un monopole d’exploitation. Pour cette édition 2026, la campagne mondiale explore comment les brevets, les marques et les dessins industriels stimulent l’innovation technologique et récompensent la créativité des chercheurs, artistes et entrepreneurs.

 

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Maurice : Un hub régional

À l’île Maurice, bien qu’aucune célébration officielle n’ait été annoncée par les autorités pour cette année, l’importance du secteur ne se dément pas. Signataire de nombreux traités internationaux sous l’égide de l’OMPI, la juridiction mauricienne s’est imposée comme une destination de choix pour la protection des actifs immatériels. Le pays attire de plus en plus d’entrepreneurs grâce à un cadre juridique moderne et une position géographique stratégique facilitant la gestion internationale des droits. Cette expertise est soutenue par un nombre croissant de cabinets d’avocats spécialisés, consolidant la réputation de l’île comme un centre d’excellence pour la valorisation de la propriété intellectuelle.

Le bémol du droit d’auteur : Un statut ‘provisoire’ qui inquiète

Toutefois, le tableau n’est pas sans zones d’ombre. Si le pays brille par sa protection des marques et brevets, le secteur du droit d’auteur traverse une période de turbulences. Par le biais de la Mauritius Society of Authors (MASA), Maurice se retrouve actuellement dans une situation délicate auprès de la Confédération Internationale des Sociétés d’Auteurs et Compositeurs (CISAC) basée en France. Autrefois membre de plein droit, Maurice a été rétrogradée au rang de « membre provisoire ». Samuel Sangwa, directeur régional Afrique de la CISAC, n’a d’ailleurs pas caché ses inquiétudes lors de sa visite à Maurice, en mars dernier. Ce déclassement par le « chien de garde » mondial des sociétés d’auteurs souligne des lacunes persistantes dans la gestion collective des droits des artistes locaux et internationaux, jetant un bémol sur l’ambition du pays de devenir un modèle irréprochable en matière de protection culturelle.
En cette journée mondiale, le contraste est saisissant : si Maurice dispose de tous les outils pour devenir une référence de l’innovation et de la propriété intellectuelle, le chantier du droit d’auteur reste, lui, plus que jamais d’actualité.

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