Préprimaire gratuit : La GHTU suggère d’utiliser les écoles primaires

Avec le vieillissement de la population, le nombre d’élèves admis en première année au primaire a été réduit par 60%, voire 70%, soutient Suttyhudeo Tengur, négociateur de la Government Hindi Teachers Union (GHTU). D’où son appel auprès du ministère de tutelle pour que chaque école soit dotée de classes préprimaires, de sorte qu’il y ait neuf grades en primaires et que tous ceux ne pouvant payer une école maternelle de qualité pour leurs enfants puissent s’assurer que ces derniers aient une éducation de qualité.

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C’est dans le sillage de l’annonce de la gratuité de l’éducation préprimaire à compter de 2024 que Suttyhudeo Tengur fait cette proposition. Il rappelle que si la ministre de l’Education a indiqué que l’État prendra en charge les salaires du personnel enseignant et non enseignant, et que la direction des écoles obtiendra des subventions pour la gestion de leurs institutions, certaines écoles privées refuseront de se joindre à ce projet et continueront avec le système de paiement.

« Le choix reviendra aux parents de savoir s’ils souhaitent envoyer leurs enfants dans des écoles prises en charge par l’État ou s’ils désirent continuer de chercher une institution payante. »

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Toutefois, s’agissant de ceux choisissant l’option de ne pas payer d’école maternelle, le syndicaliste propose que les autorités utilisent les écoles primaires existantes. « Au fil des ans, la population estudiantine, dans les écoles comme dans les collèges d’ailleurs, diminue. Si bien que comparé à il y a trois décennies de cela, dans certaines écoles, le nombre d’élèves admis en première a été réduit par 60%, voire 70%. Donc, il y a assez d’espace dans les écoles primaires existantes pour ouvrir deux ou trois salles de classe qui abriteraient des enfants du préprimaire », pense-t-il.

Il est également d’avis que cela présente plusieurs avantages : « Au moins, un enfant sur trois qui fréquente une classe du préprimaire aura un grand frère ou une grande sœur dans cette institution. C’est beaucoup plus rassurant, et pour l’élève, et pour les parents. » Les parents seraient ainsi rassurés que l’institution dispose de plus de sécurité et est bien rodée côté administratif, dit-il.

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« L’Early Childhood Care and Education Authority est appelée à jouer un rôle plus important dans la formation des instituteurs et institutrices. Ces derniers deviendront des employés de l’État et ils penseront faire carrière au sein de ces institutions. Donc, les enfants auront des instituteurs d’expérience. »

Du côté de l’État, ajoute Suttyhudeo Tengur, « il n’y aura pas besoin d’un gros budget ». Si le choix revient aux parents d’opter pour une école payante ou pas, « au moins, ceux qui sont moins favorisés dans la vie seront protégés, et c’est ce à quoi l’État doit veiller ».

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