Stéphanie Anquetil, Chief Whip : « Mon combat est sincère »

Stéphanie Anquetil, Chief Whip, affirme avoir écouté avec attention l’intervention du leader de l’opposition, Joe Lesjongard, et dit avoir été « profondément choquée » par ses propos.
« Aujourd’hui, il défend les femmes et les enfants. Il n’est jamais trop tard. Merci, Monsieur le leader de l’opposition », a-t-elle lancé. Elle a fait remarquer qu’entre 2019 et 2024, elle adressait régulièrement quatre interpellations parlementaires par séance à la ministre de l’Égalité des Genres de l’époque pour dénoncer les violences faites aux femmes et aux enfants.

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« Pendant que je posais ces questions, la ministre d’alors ricanait, tout comme les autres membres du MSM, y compris le président du parti, qui est aujourd’hui le leader de l’opposition. Chaque fois que je dénonçais ces drames, j’ai été expulsée de cette auguste Assemblée. Pas une fois, pas deux fois, mais trois fois. Et si c’était à refaire, je le referais, parce que mon combat est sincère », maintient-elle.

Évoquant le projet de loi débattu, Stéphanie Anquetil évoque la nécessité de se souvenir du passé pour en comprendre la portée. « Il est de notre devoir de nous rappeler d’où nous venons. Souvenons-nous de l’île Maurice d’avant 1997. À cette époque, la violence au sein du foyer n’avait même pas de nom. Elle était tristement reléguée au rang de simple fait divers, étouffée sous l’expression de dispute de couple ou, dans un langage plus mauricien, de diskision mari-fam », poursuit-elle.

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L’intervenante a ensuite dressé un tableau sombre de cette réalité. « Combien de femmes ont perdu la vie dans le silence, l’indifférence générale et la détresse ? Combien de nos mères, de nos filles et de nos sœurs sont mortes sous les coups de leurs conjoints respectifs ? Combien de familles mauriciennes ont été profondément brisées ? Nous ne parlons pas de statistiques. Nous parlons de vies humaines. Nous parlons de visages tuméfiés, de mâchoires brisées. Nous parlons de ces femmes enceintes qui recevaient des coups de pied d’une violence inouïe en plein ventre. Voilà la réalité barbare sur laquelle notre société a trop longtemps fermé les yeux », a-t-elle souligné.

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