La décision prise par les membres du CIJ et leur président Antonio Gopal (à g.) sur l'Article 7.1.1 suscite beaucoup d'interrogations

La section 1 (1) jugée incomplète et pourrait, par conséquent, avantager un certain nombre d’expatriés réunionnais

L’Article 7 de la Charte des Jeux des Iles, amendée le 12 décembre 2018 à Maurice, suite à la menace réunionnaise de ne pas participer aux 10es Jeux des Iles de l’océan Indien, fait toujours débat. Selon nos informations, c’est surtout la section 1 (1) qui pose problème étant donné que ce règlement est jugé incomplet et pourrait même, par conséquent, avantager un certain nombre d’expatriés de La Réunion dans le cadre de la participation réunionnaise à ces Jeux. Week-End a essayé d’avoir une déclaration du président du Conseil international des Jeux des Iles (CIJ), le Seychellois Antonio Gopal, mais nos tentatives se sont avérées vaines.

L’éternel et épineux problème de nationalité se trouvant dans la Charte des Jeux et, qui plus est, toujours contesté par les Réunionnais, revient sur le tapis à moins de cinq mois des JIOI. En effet, les amendements apportés à l’Article 7.1.1 prête plus que jamais à confusion, d’autant qu’un important garde-fou a été tout simplement enlevé. On peut ainsi lire dans la copie amendé de décembre dernier: «Avoir la nationalité de l’île et avoir été licencié dans l’île au moins douze mois.»

Aucune mention n’est cependant faite si c’est à douze mois des JIOI 2019 comme le veut la logique ! Contrairement à l’ancienne copie de 2013 où il était mentionné: «…les concurrents qui ont acquis la nationalité de l’île dans les six mois précédant la date d’engagement nominatif, doivent avoir été licenciés au moins 1 an avant la date d’ouverture des Jeux dans une discipline sportive de l’île pour laquelle ils concourrent.»

Ainsi, on ne peut aujourd’hui, que questionner les membres du Conseil international des Jeux, par rapport à ce gros manquement. Car en omettant de préciser «à une année des Jeux», le CIJ a tout simplement occasionné une brèche qui semble désormais faire les affaires de La Réunion. Après l’affaire de la volleyeuse Myriam Kloster en 2015, qui avait d’ailleurs occasionné le retrait de la sélection réunionnaise de la compétition, les Réunionnais semblent avoir désormais toutes les cartes en main. D’autant qu’ils envisageraient de faire venir certains expatriés de renoms dans le cadre des JIOI ! Au CIJ donc, d’en assumer les responsabilités et conséquences.