Les quatre membres des Verts Fraternels qui sont aujourd’hui à leur 17e jour de grève de la faim au Jardin de La Compagnie sollicitent une rencontre avec le Premier ministre, Navin Ramgoolam. Cela après avoir pris connaissance d’une lettre qui leur est parvenue hier soir du Prime Minister’s Office (PMO) et signée par le secrétaire au Cabinet Suresh Seeballuck.
Dans cette correspondance, dont les VF préfèrent pour le moment taire le contenu, deux propositions sont formulées par l’État concernant la question de réparation aux descendants d’esclaves. À ce stade, les Verts Fraternels affirment être en désaccord avec les propositions du GM, raison pour laquelle ils souhaitent obtenir une rencontre au plus vite avec le Premier ministre afin de discuter personnellement avec lui de leurs propositions et de trouver un accord pour mettre fin à la grève de la faim menée depuis 17 jours. Les grévistes toujours présents au Jardin de La Compagnie sont Rosynette Edouard, Olivia Azie, Marie-Yolande Cabot et Sylvio Michel, le leader des VF, alors qu’Élie Michel a abandonné pour cause de détérioration de sa santé.
Dans une déclaration au Mauricien, à la mi-journée, la porte-parole du mouvement de grève, Daniella Police-Michel, dit accueillir favorablement la démarche du PM, à travers le secrétaire au Cabinet Suresh Seeballuck, d’avoir répondu aux deux lettres envoyées la semaine dernière.
Suite à l’envoi de ces correspondances, le Premier ministre s’était entretenu par téléphone la semaine dernière avec les Verts Fraternels, en vue d’obtenir des précisions au sujet de la proposition d’une Green Reparations Foundation et pour mieux comprendre certains points des deux lettres. Le PM avait évoqué l’idée de mettre sur pied une branche au sein du Centre Culturel Nelson Mandela afin de se pencher sur la question de réparation aux descendants d’esclaves tandis que les Verts Fraternels insistent sur la formule d’une fondation dotée d’une structure totalement indépendante. Avant de se prononcer sur la proposition, Navin Ramgoolam avait indiqué qu’il souhaitait obtenir l’avis du State Law office (SLO).