Les 8es Jeux de la CJSOI (Commission de la Jeunesse et des Sports de l’océan Indien) ont pris fin hier aux Comores, dont c’était la première organisation depuis les premiers Jeux par Maurice en 1995. Ces Jeux, qui ne regroupaient  que trois disciplines sportives, à savoir l’athlétisme, le basket-ball masculin et le football à sept féminin, ont été remportés par Maurice grâce surtout à la belle performance des athlètes . Si en football féminin et en basket-ball, les sélections nationales ont été éliminées en phase de poule, en revanche, seul l’athlétisme a permis à Maurice de bien terminer ces Jeux grâce à cinq médailles d’or et trois d’argent. On retiendra surtout les deux médailles d’or obtenues par Brice Pierre Louis, au triple saut et au saut en longueur (6m67). Derrière Maurice, on retrouve Madagascar avec quatre médailles d’or, une d’argent et une de bronze, alors que les Seychelles terminent troisième avec deux médailles d’or, une d’argent et deux de bronze.
Athlétisme
Comme il fallait s’y attendre, ce sont les athlètes de l’Association mauricienne d’Athlétisme (AMA) qui ont permis à Maurice de réaliser une bonne performance à ces Jeux de la CJSOI. En effet, les Mauriciens ont été exacts au rendez-vous en décrochant quatre médailles d’or et deux d’argent sur les sept épreuves au programme, à savoir  le 3 km (masculin et féminin), le 5 km marche (masculin), le 3 km marche (féminin), le saut en longueur (masculin et féminin), le saut en hauteur (masculin), le triple saut (masculin et féminin) et le poids (masculin et féminin).
Ce qui demeure une bonne performance pour cette petite délégation mauricienne. Ce sont Jessica Marie et Kenny Niclair qui ont ajouté deux nouvelles médailles d’or dans l’escarcelle mauricienne, vendredi. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la première nommée n’a pas failli à sa tâche de porte-drapeau du Club Maurice, aux Comores. Médaillée d’argent en 2012, à l’île de La Réunion, Jessica Marie a fait mieux cette fois, en remportant le précieux métal au triple saut. Elle a réalisé une performance de 10m75, alors que la médaille d’argent a été remportée par nulle autre que sa compatriote Chrystabelle Clair qui a, elle, effectué un bond de 10m55. La troisième place de ce concours est revenue à une Malgache qui a réalisé une performance de 10m44.
Pour sa part, Kenny Niclair s’est imposé au saut en hauteur avec une performance de 1m76 et remporte la médaille d’or devant le Seychellois Stephan Souris (1m73) et le Réunionnais Rodrigue Hassamy (1m65). Il convient de souligner que Brice Pierre Louis avait remporté la médaille d’or au triple saut jeudi avec un bond de 13m76. Il a devancé le Comorien Saïd Mohamed et le Malgache Hernjara Rafetrarimanana. C’est lors de son deuxième essai que Brice Pierre Louis a réalisé sa meilleure performance dans ce concours, alors que pour son premier essai, il avait réalisé un saut de 12m79.
Chrystabelle Clair, médaillée d’argent au triple saut, avait auparavant remporté la médaille d’or au saut en longueur. La Mauricienne a réalisé une performance de 5m39 et a devancé d’un tout petit centimètre la Seychelloise Surera Charles. C’est au troisième saut que Chrystabelle Clair a réalisé sa meilleure performance dans ce concours. Soulignons que Sauline Sauterelle a décroché la médaille d’argent au lancer du poids avec une performance de 10m35 réalisée au troisième essai. C’est la Seychelloise Marie-Hélène Rose qui a remporté la médaille d’or avec un lancer de 13m36, alors que la Réunionnaise Sonia Boutchana a pris la troisième place avec une performance de 9m30.
Football
La sélection nationale féminin de football n’a finalement pas été en mesure de relever le défi dans la compétition de football à sept. Sévèrement battue par les Comores sur le score de neuf buts à zéro, les joueuses de Bahim Emrith se sont ensuite inclinées sur le score de trois buts à deux devant Madagascar dans la poule B. La question qu’il faudra se poser est de savoir si les Mauriciennes auraient pu mieux faire dans ce tournoi. Car en face, elles ont retrouvé des Comoriennes beaucoup plus déterminées et surtout habituées au football à sept.
Cela dit, ce n’est certainement pas une excuse, car un neuf à zéro et toujours très difficile à accepter surtout venant de la part des Comores, un archipel aux moyens beaucoup plus limités que Maurice, voire les millions dont bénéficie généreusement la « Mauritius Football Association » auprès de la FIFA (Fédération internationale de Football Association). On peut ainsi penser que ce neuf-zéro était évitable et ce, même si la victoire semblait difficile. Car si des structures adéquates avaient été mises en faveur du football féminin…
Malheureusement, pratiquement rien n’a été fait. Certes, on viendra dire qu’il y a un championnat pour les seniors, mais faut-il encore qu’on sache les conditions dans lesquelles ce tournoi se joue. Et qu’en est-il des plus jeunes, voire des détections ? On s’en passe. Ce que l’on sait, c’est que cette équipe a entamé sa préparation sur le tard, soit en février. Donc, faire porter le chapeau à l’entraîneur et aux joueuses serait injuste de notre part. Les vrais responsables sauront se reconnaître. On aurait bien aimé leur dire de prendre les mesures qu’il faut pour bâtir à partir de ce qui a été réalisé aux Comores. Malheureusement, connaissant bien ces personnes, nous doutons fort que la situation change.
Basket-Ball
Contrairement aux deux autres disciplines participantes à ces Jeux, le basket-ball, voire les basketteurs, peuvent être considérés comme des « orphelins », dans le sens où la Fédération mauricienne de Basket-ball a été dissoute en raison d’un conflit personnel. Un conflit dont seuls les responsables des fédérations sportives ont le secret. Ceux qui s’étaient pourtant auto-proclamés les défenseurs du basket-ball, ont tout simplement failli à leur tâche. On peut même avancer que ces personnes ont fui devant leurs responsabilités. Au final, c’est toute une équipe qui a fait les frais et par ricochet, toute la nation mauricienne qui a, une fois de plus, été humiliée !
Car aux Comores, les basketteurs n’ont pas démérité. Certes, les joueurs de David Grenade ont été battus d’entrée (47-88) face à l’île de La Réunion, puis par Madagascar (42-72), il n’empêche que ces joueurs ont été, on peut dire, livrés à eux-mêmes. David Grenade disait d’ailleurs avant son départ comment il avait dû se battre contre vents et marées pour permettre à cette équipe de rester concentrée. Sans le soutien des officiers du ministère de la Jeunesse et des Sports, cette équipe n’aurait pu tenir jusqu’au bout. Donc, s’il y a bien une personne ou des dirigeants à pointer du doigt, c’est bien les dirigeants – surtout ceux qui ont mis des bâtons dans les roues – de la FMBB.