Ce sont parfois des personnes éduquées et qui avaient un bon statut professionnel, à l’instar de cet ex-policier, de cet ex-infirmier ou encore de ce comptable. Il y a aussi d’anciens alcooliques, d’ex-détenus ou ex-toxicomanes, prêts à refaire leur vie. Indépendamment de leur statut social, un problème commun les a réunis à l’Abri de Nuit de Saint-Jean, à Belle-Rose, à savoir la solitude. La plupart ont été profondément blessés par la vie. D’autres, par erreur, ont pris la mauvaise route. Alors que les uns ont été rejetés par les leurs, les autres ont décidé de faire une croix sur leurs proches et chercher refuge ailleurs. La maison qui les recevait ne représentait plus un abri. « Ici, on ne regarde pas le statut social; on regarde l’humain », a souligné la responsable du centre de Caritas, Joyce Carré. Reportage.