L’absence de la lutte lors de la prochaine édition des Jeux des îles à Maurice en 2019 n’a pas été sans conséquences. La déception et la démotivation ont gagné les rangs des lutteurs mauriciens et ceux des autres îles. Tel est le constat de Richard Papie, président de la Fédération mauricienne de lutte amateur (FMLA). Néanmoins, un projet pour organiser un tournoi de lutte et ses disciplines assimilées que sont le grappling, le jiu-jitsu brésilien et les Mixed Martial Arts (MMA) pendant la période des JIOI est actuellement à l’étude.
Jusqu’ici, la lutte n’a fait que deux apparitions aux Jeux des îles, soit à Madagascar en 1990 et 2007. Cette fois, de gros espoirs étaient permis, surtout après le stage de formation pour combattants et techniciens dirigé par le Français Frédéric Rubio et le Camerounais Erice Ciaké.
« Quand nous avons appris que la lutte n’avait pas été retenue, nous avons fait une requête au Comité olympique mauricien. Elle n’a toutefois pas été retenue. Conséquemment, les combattants et les membres de la fédération ont connu une immense déception et plusieurs éléments ont quitté le navire pour chercher refuge ailleurs », regrette Richard Papie.
Et d’ajouter : « Maurice était assurée d’obtenir au moins cinq médailles d’or au cours de cette compétition. Qui plus est, La Réunion et Madagascar ont également connu ce sentiment de découragement et cela démontre que la lutte est en voie de disparation dans l’océan Indien. »
Afin de redresser la barque, une formule a été trouvée en accord avec le Français Vincent Aka, responsable du développement de cette discipline en Afrique et dans l’océan Indien, soit la tenue d’une compétition en 2019. « Nous attendons la confirmation des autres îles avant de mettre la machinerie en branle. Nous nous attendons également au soutien du ministère de la Jeunesse et des Sports et du Comité olympique mauricien », confie le président de la FMLA. Une demande sera également effectuée afin que le jiu-jitsu brésilien, le grappling et les MMA figurent en tant que disciplines de démonstration aux JIOI.
Dans l’optique de la compétition de 2019, les championnats nationaux se dérouleront le 14 août afin d’instituer une première présélection. La prochaine échéance internationale sera les championnats d’Afrique juniors qui se dérouleront finalement en juillet en Algérie, après le désistement du Cameroun. La FMLA devra bientôt être en présence des sélectionnés de Rodrigues, dont le déplacement sera financé par la Commission des Sports de cette île.
Par ailleurs, au niveau du jiu-jitsu brésilien, trois combattants étaient en action le 21 mai dernier à l’Open de la Réunion. Une médaille d’argent et deux de bronze ont été décrochées. « Une bonne performance d’ensemble. Nous avons gagné en confiance et expérience », soutient Avinash Ramtohul, président d’Ultimate Grappling (Mauritius). Avec l’appui de la fédération internationale, deux autres sorties sont prévues en Angleterre (juillet) et en Australie (octobre). Qui plus est, cet organisme bénéficiera pendant trois ans des services du Français Yohan Quoniam, qui a déjà fait ses preuves au niveau international en tant que triple champion du monde en MMA et double champion du monde en grappling.
Au niveau local, un séminaire régional sur le grappling est programmé demain à Sebastopol, tandis que les championnats nationaux se tiendront le mois prochain à Vacoas. Une opération de détection est également prévue la semaine prochaine au collège St Joseph.