Le Directeur des poursuites publiques (DPP), qui a pris connaissance des conclusions de la magistrate Ida Dookhy-Rambarrun dans l’enquête judiciaire sur le grave accident survenu à Sorèze le 3 mai 2013, a demandé à la police de faire une enquête sur les réparations de l’autobus avant le drame, notamment sur la raison pour laquelle le système de frein d’échappement était en panne au moment de l’accident.
La magistrate Ida Dookhy-Rambarrun, qui a présidé l’enquête judiciaire pour faire la lumière sur l’accident, avait rendu ses conclusions le 24 septembre. Selon elle, il n’y avait pas eu de « foul play » mais à la lumière des divers témoignages recueillis, elle avait fait part de certaines anomalies au niveau de l’autobus Blue Line impliqué dans l’accident. Parmi ces anomalies, le fait que l’autobus n’était pas équipé d’un système de frein activé automatiquement en cas de défaillance des freins de service. Quant au dispositif d’avertissement de limitation de pression d’air dans le circuit de freinage à air, ce système était hors d’usage et déconnecté. Un sérieux manquement révélé dans le cadre de cette enquête judiciaire, le fait que le système de frein d’échappement de l’autobus était en panne au moment de l’accident. Selon les avis d’experts, s’il avait été en bon état de fonctionnement à ce moment-là, il aurait pu être utilisé pour réduire la vitesse du véhicule.
Pour rappel, dix personnes ont trouvé la mort dans cet autobus Blue Line, immatriculé 4263 AG 07, le 3 mai 2013 : le chauffeur Deepchand Gunness, la ressortissante chinoise Hu Jiang Chan, le couple Sanjay et Priya Ujoodha, ainsi que Shakuntala Ramdaursingh, Ruth Marie Moutou, Amreen Bibi Lallmamode, Delphine Pokhun, Devesh Cheeneebash et Kamla Devi Soobroydoo.