Sans mettre en doute le rapport de la Cour suite à l’enquête judiciaire sur l’accident de Sorèze, le président de la Federation of Civil Service and other Unions (FCSOU) trouve « malheureux et inhumain de faire porter le chapeau à une personne décédée qui ne peut se défendre », en l’occurrence le chauffeur d’autobus. Narendranath Gopee lance un appel au DPP pour qu’un Fact Finding Committee soit mis sur pied en vue de rechercher la vérité autour des circonstances de l’accident.
Selon la FCSOU, « chaque personne qui est venue déposer dans l’enquête judiciaire concernant cet accident est venue se défendre et, au lieu de rechercher la vérité, on a essayé de trouver un bouc émissaire. Alors que chacun a essayé d’y trouver une issue, le chauffeur est lui sans défense. Ce n’est pas humain. On sait très bien que les passagers se trouvant dans l’autobus ce jour-là ont déclaré que le chauffeur avait fait tout ce qu’il pouvait pour éviter le drame », avance Narendranath Gopee. Et de poursuivre : « Certains ont dit qu’il aurait pu utiliser son frein à main. Mais nous savons tous que le frein à main ne peut être utilisé à n’importe quelle vitesse, surtout quand le véhicule est chargé. S’il l’avait fait, la carrosserie de l’autobus aurait été décalée et il y aurait eu plus de dégâts ». Narendranath Gopee est d’avis que dans une telle situation de panique, « le chauffeur était au courant de tous les moyens de prévention à sa disposition. La FCSOU pense qu’il a tout fait pour limiter les dégâts. Il est malheureux que le chauffeur porte le chapeau ».