Alexandre Koomanikooa, poursuivi aux Assises pour le meurtre de son épouse, Christine Koomanikooa, a comparu devant le juge Benjamin Marie-Joseph ce matin. L’homme de loi de l’accusé, Me Rama Valayden, a déclaré en cour qu’il avait été informé que les “briefs” étaient prêts du côté du ministère public et a demandé qu’un rapport complet concernant la condition psychiatrique de son client lui soit aussi communiqué. Me Pravin Harrah, qui représente le ministère public, a fait comprendre que le nécessaire sera fait. Le juge Benjamin Marie-Joseph a ainsi renvoyé l’affaire pour le 27 novembre.
Alexandre Koomanikooa, un peintre de 32 ans, est accusé d’avoir tué son épouse avec un couteau de cuisine. Les faits se sont déroulés en décembre 2008. L’accusé, qui était séparé de son épouse à cette époque, avait profité d’un dîner familial chez sa soeur, à Curepipe, pour se trouver en compagnie de sa femme et de ses quatre enfants, qui vivaient à Cité Barkly, Beau-Bassin. Après le dîner, Alexandre Koomanikooa avait demandé à son épouse de l’accompagner à la boutique et avait confié la garde des enfants à sa soeur. L’absence prolongée du couple avait toutefois provoqué l’inquiétude de cette dernière. Quelques heures après, Alexandre Koomanikooa l’aurait appelée pour lui dire qu’il avait « peut-être tué » sa femme et qu’il allait mettre fin à ses jours.
Le corps sans vie de Christine Koomanikooa avait été découvert par la police dans une maison abandonnée rue Lees, à Curepipe, gisant dans une mare de sang, portant une profonde entaille au cou. Un couteau de cuisine avait été retrouvé sur place. L’autopsie, pratiquée par l’ex-chef du département médico-légal de la police, le Dr Satish Boolell, avait révélé que la victime était morte d’une hémorragie cérébrale.