L’Association des Consommateurs de l’Île Maurice(ACIM) a fait parvenir une lettre au Chairperson de Mauritius Telecom  (MT) pour que les répondeurs automatiques chargés de donner des renseignements au public soient aussi en version créole. « Il est dommage que ces répondeurs s’adressent à la clientèle uniquement en français et en anglais et qu’il y ait deux codes différents pour choisir la langue qu’on souhaiterait obtenir. C’est tout aussi important de répondre en créole, car cela fait partie de notre culture. » Jayen Chellum estime que, selon les statistiques du bureau central des statistiques, quelque 1 069 874 personnes parlent le créole à Maurice. « Toutes les informations se font aussi en créole, de même qu’au niveau de la MBC et sur les radios privées, des chaînes traitent uniquement dans ces langues. Même au niveau de l’université, la langue créole a été retenue. » Jayen Chellum soutient que chaque Mauricien a le droit à l’information et que le meilleur moyen serait de d’abord communiquer en créole. « Communiquer dans une langue accessible à tous les Mauriciens serait d’un grand apport pour tous. »
Sur un tout autre volet, Jayen Chellum évoque la vente d’animaux dans le cadre de la fête Bakreed, et ce dans une lettre qu’il a fait parvenir au Permanent Secretary du ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Protection des consommateurs. Pour Jayen Chellum, le bétail sacrifié doit absolument provenir du pays d’origine. « Il faut aussi que le boeuf sacrifié ne soit pas d’une tranche d’âge de moins de deux ans. » Il a aussi fait mention d’une compagnie située dans les hautes Plaines-Wilhems vendant du bétail de premier choix de l’Afrique du Sud à Rs 140 le demi-kilo et le bétail en provenance de pays d’Afrique à
Rs 125 le demi-kilo, et ce sans informer les acheteurs de leur pays d’origine. Pour Jayen Chellum, il est important d’informer les clients de l’âge du boeuf et de son pays d’origine. Or, dit-il, « rien n’est mentionné sur le reçu » lors de l’achat. « As per Muslim religious belief, no animal below the age of two years is allowed to be slaughtered for Bakreed. Les acheteurs ont aussi le même problème avec un autre importateur de bétail basé à Albion. » Jayen Chellum insiste sur le fait que le client est en droit d’obtenir toutes les informations relatives au produit qu’il compte acquérir avant l’achat et que le nom du pays dont le bétail est originaire devrait être lisible sur l’étiquette. Mention doit aussi être faite de la date de naissance de l’animal ou son âge. L’ACIM espère que ses remarques et recommandations seront rapidement prises en considération.