Le Conseil municipal de Quatre Bornes, réuni vendredi après-midi, a été informé de la démission du conseiller Badree de son Executive Committee. Le conseiller a officiellement expliqué que sa décision est motivée par le fait que ses obligations professionnelles l’empêchent de participer plus régulièrement aux réunions de l’instance concernée, d’autant que, conformes aux exigences de la nouvelle loi régissant les administrations régionales, ces réunions doivent désormais être tenues durant les heures de bureau. M. Badree a immédiatement été remplacé par le conseiller Kumar Chadee. La désignation de ce dernier n’est pas très bien vue dans certains milieux mêmes de la municipalité, parce que M. Chadee fait toujours l’objet d’une allégation de corruption, dans l’affaire de location d’étals au marché de la ville impliquant également d’autres conseillers. M. Chadee est, d’ailleurs, encore sujet à une caution obtenue à son encontre par la Commission indépendante anti-corruption (ICAC).
La réunion du Conseil municipal a, d’autre part, été marquée par un walk-out du conseiller Idriss Sakabath, ancien maire de la ville (en 2008). Selon nos informations, le conseiller Sakabath n’a pu soutenir davantage les sarcasmes de ses collègues qui l’invitaient à « rente to lacaz si to pas content » parce qu’il s’opposait trop à une décision visant à exempter le Collège St-Esprit de la taxe frappant les billets d’entrée à son prochain fancy-fair.
Le conseiller Sakabath affirmait qu’il n’était, en principe, pas contre l’exemption de la taxe, mais à condition que toutes les institutions de la ville y aient également droit. Certains de ses collègues conseillers ont trouvé qu’il en faisait un peu trop, dans la mesure ou une circulaire émanant du ministère des Administrations régionales a été envoyée dans toutes les mairies leur recommandant d’accepter toutes demandes formulées dans le cadre d’opérations de levée de fonds authentiquement pour de bonnes causes.
Soulignons que la mairesse de la ville, Arianne Oxenham, elle-même enseignante au Collège St-Esprit, avait décliné ses intérêts et s’était retirée au moment du vote de l’exemption.