Le procès intenté à Siddick Chady et Prakash Maunthrooa dans l’affaire Boskalis s’est poursuivi hier en cour intermédiaire. Jan Cornelius Haak et Antonius Theodorus Johannes Wilhelmus de Goede, les deux représentants de la firme Boskalis, sont attendus à Maurice afin de témoigner dans cette affaire. Les deux hommes disent cependant craindre pour leur sécurité.
Lors de la reprise du procès intenté à Siddick Chady et Prakash Maunthrooa dans l’affaire de pot-de-vin allégué, les deux représentants néerlandais de la firme Boskalis, Jan Cornelius Haak et Antonius Theodorus Johannes Wilhelmus de Goede, se font attendre afin de témoigner dans cette affaire. Selon Me Sanjeev Ghurburrun, un des avocats mauriciens de la firme Boskalis, les deux hommes craignent pour leur sécurité à Maurice, cela dû au fait qu’un d’entre eux avait été retenu à l’aéroport en juin 2013.
Les deux témoins néerlandais avaient fait le déplacement en juin 2013 pour témoigner dans l’affaire Boskalis. Leur audition devait être reportée suite à une motion logée par les avocats de la défense, Mes Said Toorbuth et Roshi Badhain. Cependant, le samedi 8 juin 2013, Jan Cornelius Haak, qui a obtenu l’immunité contre son témoignage, avait été retenu et menacé d’être arrêté à l’aéroport de Plaisance alors qu’il quittait le pays. Antonius Theodorus Johannes Wilhelmus de Goede avait quant à lui été autorisé à quitter le pays.
Dans un deuxième volet, la magistrate Wendy Rangan devait rejeter la motion de Me Saïd Toorbuth, avocat de Siddick Chady. Ce dernier avait demandé que la poursuite rappelle à nouveau les enquêteurs dans l’affaire, dont l’inspecteur Chundun Kumar Rughoonundun, pour apporter plus de lumière concernant la version de Gilbert Philippe, ancien conseiller au bureau du Premier ministre dans le secteur portuaire. La magistrate a jugé qu’il était du devoir de la poursuite de décider de l’ordre dans lequel les témoins seraient appelés.