Le ministre de la Jeunesse et des Sports, très discret depuis l’éclatement de l’affaire Stephan Buckland le 4 août dernier, a finalement fait une brève déclaration à Week-End, lundi après-midi à sa sortie de l’église de Sacré Coeur de Beau- Bassin, après avoir assisté aux funérailles de l’épouse de l’ancien Président de la République, Karl Offman.

Il s’est d’abord montré très avare de commentaires avant de finalement lâcher : « Mo pa pou fer kouma li, rod regle problem a traver lapress. Si ena problem, kapav regle li enn lot fason » avant d’ajouter : « Si li anvi fer politik se so drwa. »

La question que l’on se pose justement est de savoir pourquoi le problème n’a pas été réglé autrement par le ministère de la Jeunesse et des Sports, il y a quatre mois de cela. Le Trust Fund for Excellence in Sports (TFES) a-t-il pris contact avec Stephan Buckland pour connaître les raisons devant sa réticence de soumettre un certificat de caractère (moralité) comme exigé pour bénéficier d’une allocation de l’Etat en tant qu’ancienne gloire ? Si oui, est-ce que le TFES a fait remonter l’information jusqu’à Stephan Toussaint ? Et si oui encore, ce dernier a-t-il pris le soin de contacter personnellement l’ancienne gloire du 200m pour résoudre le problème à l’amiable avant que Week-End ne répercute l’information ? Car qu’on le veuille ou non, il n’était pas du devoir de Stephan Buckland de contacter le ministre dans ce cas de figure, mais bien l’inverse, surtout par rapport à ce que Stephan Buckland a incarné aux yeux de toute l’île Maurice pendant de nombreuses années sur les plus célèbres pistes d’athlétisme du monde entier.