Le juge Prithviraj Fekna a rendu ce matin son ruling sur la motion de la poursuite dans le procès concernant le meurtre de Michaela Harte le 10 janvier 2011. Elle avait contesté l’assignation de certains témoins de la liste soumise par l’avocat de l’accusé N°1 Me Sanjeev Teeluckdharry. Le juge lui a donné gain de cause pour quatre témoins sur six. Décision a aussi été prise qu’aucun témoignage contre la MCIT pour des faits remontant à avant que l’ACP Soopun n’assume la direction de cette unité ne sera autorisé.
La liste des témoins d’Avinash Treebhoowoon comprend finalement son père et son épouse, les représentants des établissements hospitaliers SSRN et ENT, le président du Bar Council pour la confirmation de la réception d’une lettre de Me Ravi Rutnah qui avait été son avocat – ce témoin ne sera toutefois pas autorisé à produire la lettre – et Seenarain Mungroo. Ce dernier, garde de sécurité à l’hôtel anciennement appelé Legends, avait été placé en détention et considéré comme suspect avant de voir la charge provisoire de complicité contre lui rayée. L’accusé N° 1 ne sera pas autorisé à évoquer sa plainte civile contre le Commissaire de police.
Ceux qui ne seront pas appelés sont 1) le président du Bar Council car il s’agira pour lui de soumettre une copie des plaintes reçues des membres durant ces 15 dernières années et qui feraient état de brutalité policière et de conduite répréhensible de la part des officiers de la MCIT ; 2) un officier du Registry de la Cour suprême pour présenter une copie des court records des procès suivants : Patrice de Spéville vs Raddhoa et autres, Tostée et autre vs Raddhoa et autres, Seenarain Mungroo vs CP et l’État, Ramlogun vs l’État et DPP vs Jagdawoo et un autre ; 3) le constable Marimootoo qui avait enregistré une déposition du dénommé Badian, le bell boy ayant accompagné l’époux de la victime John McAreavey pour ouvrir sa chambre ; 4) Me Jean-Claude Bibi qui, selon Me Teeluckdharry lors de la présentation de sa motion, a une certaine expérience des cas de brutalité policière ; et 5) le commissaire des droits humains pour fournir une copie des rapports annuels de l’organisme.
Le juge a fait remarquer que l’ACP Soopun ne dirige la MCIT que depuis cinq ans. De ce fait, on ne peut évoquer comment cette unité a opéré avant qu’il ne soit à ce poste.
Les témoins seront entendus à partir de demain. Me Teeluckdharry devrait s’adresser cet après-midi aux membres du jury.