La Cour suprême a rejeté la demande de révision judiciaire de la convocation de Sunil Dowarkasing par l’Independent Commission against Corruption. Cela faisant suite à la déclaration du Queen’s Counsel Me D’Unienville affirmant que ce n’était qu’une demande de l’ICAC et qu’un refus n’engendrerait aucune conséquence pour l’ancien membre du MSM.
L’ancien conseiller au ministère des Finances Sunil Dowarkasing avait été convoqué par l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) dans l’affaire MedPoint. Il avait, par l’intermédiaire de son homme de loi Me Roshi Bhadain, fait une demande pour une révision judiciaire en vue de contester cette demande de l’ICAC. Le Chef juge Bernard Sik Yuen et le juge Asraf Caunhye qui écoutaient l’affaire sont parvenus à la conclusion qu’il n’y a pas lieu de débattre sur la contestation du politicien. La Cour suprême a alors rejeté la motion. Le Queen’s Counsel Me Raymond D’Unienville, qui représentait la commission anticorruption, a soutenu que l’ICAC n’a pas contraint Sunil Dowarkasing à faire une déclaration mais que ce « n’était qu’une simple demande ». Il a soutenu qu’il n’y aurait aucune incidence en cas de refus de l’ancien membre du MSM.
S’appuyant sur la déclaration de Me Raymond D’Unienville (QC), le Chef juge a statué qu’il n’y a pas lieu de débattre sur la question. Les avocats y ont consenti. Me Roshi Bhadain avait fait comprendre que les droits constitutionnels de client avaient été bafoués. A son sens, l’ICAC n’a pas procédé selon les normes de l’article 50 (NdlR : Powers of the Commission to examine person) de la Prevention of Corruption Act 2002 (PoCA). Le Commissaire de Police, en tant que co-défendeur, était représenté devant la Cour suprême par l’Assistant Parliamentary Counsel Me Mary-Jane Lau Yuk Poon, assistée du Temporary State Counsel Me Damodarsingh Bissessur.
Sunil Dowarkasing était l’ancien conseiller de Pravind Jugnauth. Une charge provisoire de conflit d’intérêts pèse toujours sur l’ancien vice-Premier ministre et ministre des Finances pour l’achat de l’ancienne clinique MedPoint par l’État pour la somme de Rs 144,7 millions. Sous une première évaluation, le centre hospitalier valait deux fois moins.