Le leader du MSM est revenu samedi, lors d’une conférence de presse, sur la charge formelle dont il fait l’objet dans l’affaire Medpoint. Une décision que Pravind Jugnauth qualifie de « vendetta ». Il s’est également exprimé sur l’affaire du DY Patil Medical College ainsi que sur celle du « disque dur », « disparu puis retrouvé », comportant les données de citoyens mauriciens.
Le MSM a tenu sa conférence de presse hebdomadaire samedi au Sun Trust building. L’occasion pour Pravind Jugnauth de revenir sur l’affaire Medpoint et, plus particulièrement, sur la décision de loger une charge formelle contre lui. Décision qui, estime-t-il, « est un motif politique pour essayer de me faire du tort ainsi qu’à mon parti ». Le leader du MSM déplore le fait que c’est après trois ans, soit « à la veille des élections », que la charge a été logée contre lui. « Depuis septembre 2011, mo ti lor sarz provisoire. Navin Ramgoolam pe conne so regn pe fini. C’est ene machination politique contre moi », s’insurge-t-il. Pravind Jugnauth ajoute que Rashid Beebeejaun était présent au Conseil des ministres où a été abordée la décision du rachat de la clinique Medpoint et que, contrairement à lui, il n’a pas déclaré ses intérêts. Et d’ajouter que l’ICAC « n’avait pas jugé bon de l’interroger » dans cette affaire. En outre, poursuit-il, c’est le ministre Rajesh Jeetah « qui avait initié » toutes les procédures, « qui ti diskit avec Dr Malothra avant mem qui lance tender ». Pravind Jugnauth réclame ainsi que tous les documents concernant cette affaire lui soient communiqués afin qu’il puisse correctement préparer sa défense, et ce malgré, dit-il, « une certaine réticence » de la part des autorités concernées. « Bureau Premier ministre ine refise communique dossier la. Monn deman permission ICAC, mais en vain. Monn rentr ene case la Cour suprem, encor pe attan zisman final. Ziska zordi, mo pa encore complete mo defense », affirme-t-il. Selon lui, en tant qu’accusé dans cette affaire, il aurait dû « être le premier à recevoir les documents officiels ». Or, poursuit le leader du MSM, ce sont les journalistes qui lui ont appris que la charge formelle avait été avalisée.
Ne décolérant pas, Pravind Jugnauth reprend des paroles selon lesquelles il faut « poursuivre Pravind Jugnauth dans l’intérêt public », alors que, selon lui, il y aurait « des preuves accablantes contre des ministres… ». Et le leader du MSM de demander que l’affaire soit entendue en cour « le plus vite possible », poursuivant qu’il n’a rien à se reprocher.
Concernant l’affaire du DY Patil Medical College, Pravind Jugnauth – estimant que la ministre de la Sécurité sociale Sheila Bappoo est « l’architecte » de cette école de médecine – ironise en lançant : « La pena konfli dintere ». Revenant sur la polémique entourant la nouvelle carte d’identité biométrique, le leader du MSM rappelle s’y être opposé, jugeant que celle-ci va « à l’encontre des droits fondamentaux des Mauriciens ». Là encore, il dit souhaiter que l’affaire soit rapidement entendue, et ce « dans l’intérêt du pays ».
Enfin, il a commenté le communiqué du bureau du Premier ministre, qui avait relevé qu’un disque dur avait disparu puis retrouvé le même jour. « Sa bann donne ki ti egare, nou pa conne si kikenn ine copie li. Kapav ena dimounn pa bizin ki en possession sa bann infos la zordi. »
Pour conclure, répondant aux questions de la presse à propos des élections générales, Pravind Jugnauth dit maintenir sa candidature. La charge formelle logée contre lui, ajoute-t-il, « n’a en rien déstabilisé le Remake ».